‹ Théâtre de VoltaireChapitre 133 sur 339 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

EGISTHE , CLYTEMNESTRE , ORESTE, PYLADE, ELECTRE, IPH1SE, PAMMÈNE, gardes.

EGISTHE

Quel spectaele! ô fortune à mes lois asservie! Pammène, est-il donc vrai? mon rival est sans vie? Vous ne me trompiez point, sa douleur m'en instruit.

ELECTRE

O rage! 6 dernier jour!

Où me vois-je réduit?

EGISTHE

Qu'on ôte de ses mains ces dépouilles d'Oreste.

(On prend l'urne des mains d'Electre. ) ELECTRE.

Barbare , arrache-moi le seul bien qui me reste : Tigre, avec cette cendre arrache- moi le cœur, Joins le père aux enfants, joins le frère à la sœur. Monstre heureux, à tes pieds vois toutes tes victimes, Jouis de ton bonheur, jouis de tous tes crimes. Contemplez avec lui des spectacles si doux, Mère trop inhumaine; ils sont dignes de vous.

(Iphise l'emmène. )

2o4 ORESTE.

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