‹ Théâtre de VoltaireChapitre 210 sur 339 · ACTE III, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V

Vous-mêmes , frémissez. Licteurs , qu'on rn'obéisse.

(On emmène Septime et Marlian. ) CATILINA.

Implacable ennemi , poursuis ton injustice ;

Abuse de ta place, et profite du temps.

Il faudra rendre compte, et c'est où je t'attends.

C1CÉRON.

Qu'on fasse à l'instant même interroger ces traîtres.

Va, je pourrai bientôt traiter ainsi leurs maîtres.

J'ai mandé Nonnius : il sait tous tes desseins.

J'ai mis Rome en défense , et Préneste en mes mains.

Nous verrons qui des deux emporte la balance,

Ou de ton artifice, ou de ma vigilance.

Je ne te parle plus ici de repentir;

Je parle de supplice , et veux t'en avertir.

Avec les assassins sur qui tu te reposes ,

Viens t'asseoir au sénat, et suis-moi, si tu l'oses.

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