‹ Théâtre de VoltaireChapitre 220 sur 339 · ACTE IV, SCÈNE V. 35y · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE V. 35y

CICÉRON, en montrant Catilina .

Le voici.

AU RELIE

Dieux !

CICÉRON

C'est lui, lui qui l'assassina, Qui s'en ose vanter.

AURÉLIE

O ciel ! Catilina !

L'ai-je bien entendu ? Quoi ! monstre sanguinaire ! Quoi ! c'est toi, c'est ta main qui massacra mon père ?

(Des licteurs la soutiennent.) CATILINA, se tournairt vers Céthégus , et se jetant éperdu entre

ses bras.

Quel spectacle, grands dieux! je suis trop bien puni.

céthégus.

A ce fatal objet quel trouble t'a saisi ? Aurélie à nos pieds vient demander vengeance : Mais si tu servis Rome, attends ta récompense.

CATILINA, se tournant, vers Aurélie.

Aurélie, il est vrai... qu'un borrible devoir... M'a forcé... Respectez mon cœur, mon désespoir... Songez qu'un nœud plus saint et plus inviolable...

Page 1