‹ Théâtre de VoltaireChapitre 306 sur 339 · ACTE I, SCÈNE VI. 5o · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VI. 5o

SOCRATE

Vos sentiments ine plaisent autant qu'ils m'attendrissent ; je vois avec transport germer dans vos cœurs cette vertu que j'y ai semée. Jamais mes soins n'ont été mieux récompensés; jamais mon espérance n'a été plus remplie. Mais encore une fois, Aglaé, croyez-moi, ma femme vous a mal instruite. Vous êtes plus riche que vous ne pensez. Ce n'est pas à elle, c'est à moi que votre père vous a confiée. Ne peut-il pas avoir laissé un bien que Xantippe ignore?

A GLAÉ

Non, Socrate, il dit précisément dans son testament qu'il me laisse pauvre.

SOCRATE

Et moi je vous dis que vous vous trompez , qu'il vous a laissé de quoi vivre heureuse avec le vertueux Sophronime , et qu'il faut que vous veniez tous deux signer le contrat tout-à-1'heure.

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