ACTE III, SCÈNE VIII
LE COMTE, isa mère.
Le daignez-vous permettre?
LA MARQUISE
La famille Étrangement, mon fils, clabaudefa.
LE COMTE
En la voyant, elle l'approuvera.
PHILIPPE HOMBERT
Quel coup du sort! Non, je ne puis comprendre Que jusque-là vous prétendiez descendre.
LE COMTE
On m'a promis d'obéir... je le veux.
LA MARQUISE. '
Mon fils...
LE COMTE
Ma mère, il s'agit d'être heureux.
L'intérêt seul a fait cent mariages.
Nous avons vu les hommes les plus sages Ne consulter que les mœurs et le bien : Elle a les mœurs, il ne lui manque rien; Et je ferai par goût et par justice Ce qu'on a fait cent fois par avarice. Ma mère, enfin, terminez ces combats, Et consentez.
N A NI NE
Non, n'y consentez pas; Opposez-vous à sa flamme... à la mienne ; Voilà de vous ce qu'il faut que j'obtienne. L'amour l'aveugle; il le faut éclairer.
Ah! loin de lui, laissez-moi l'adorer.
Voyez mon sort, voyez ce qu'est mon père:
8/j NANINE.
Puis-je jamais vous appeler ma mère ?
LA MARQUISE
Oui, tu le peux, tu le dois; c'en est fait : Je ne tiens pas contre ce dernier trait; Il nous dit trop combien il faut qu'on t'aime; Il est unique aussi bien que toi-même.
J'obéis donc à votre ordre, à l'amour; Mon cœur ne peut résister.
LA MARQUISE
Que ce jour Soit des vertus la digne récompense, Mais sans tirer jamais à conséquence.