SCENE VIL CASSANDRE, VILLEBREQUIN, GILLES
GILLES
IVloNsiEUR, Monsieur.
CASSANDRE
He bien ?
Le fiacre est à la porte.
VILLEBREQUIN
Allons donc au-devant de ma fille.
GILLES
• Monsieur, je ne crois pas que cela vous soit nécessaire, non plus qu'à elle.
VILLEBREQUIN
Eh pourquoi donc ?
GILLES
Ecoutez-moi bien.
CASSANDRE
Que nous va-t-il dire ?
32 Leandre
Le carrosse est bien à la porte comme je viens de vous le dire ; les glaces de bois sont bien fermées, le fiacre va bien, mais les chevaux ne marchent point.
VILLEBREQUIN
Comment! Qu'est-ce que cela veut dire?
CASSANDRE
Cela me paroit incompréhensible.
GILLES
Oh pardienne, je le comprens bien moi.
Expliques-toi donc.
CASSANDRE
Parle donc promptement.
GILLES
Par le masque de mon derrière, je crois qu'ils faisoient le manège dans le carrosse.
CASSANDRE
Comment ?
GILLES
Pardienne oui. Le manège se fait là sans éperons, et les écuiers n'ont besoin que d'une baguette de six ou sept pouces de long.
Fiacre, 33
VILLEBREQUIN
Je commence à me douter de ce qu'il veut dire, mais je ne puis le croire. Je m'en vais voir qu'est-ce que c'est. Attendez-moi ici.