‹ Théâtre des boulevards. Réimprimé pour la premìere fois et précédé d'une notice (volume 2)Chapitre 10 sur 137 · SCENE VIL CASSANDRE, VILLEBREQUIN, GILLES · texte numérisé non relu

SCENE VIL CASSANDRE, VILLEBREQUIN, GILLES

GILLES

IVloNsiEUR, Monsieur.

CASSANDRE

He bien ?

Le fiacre est à la porte.

VILLEBREQUIN

Allons donc au-devant de ma fille.

GILLES

• Monsieur, je ne crois pas que cela vous soit nécessaire, non plus qu'à elle.

VILLEBREQUIN

Eh pourquoi donc ?

GILLES

Ecoutez-moi bien.

CASSANDRE

Que nous va-t-il dire ?

32 Leandre

Le carrosse est bien à la porte comme je viens de vous le dire ; les glaces de bois sont bien fermées, le fiacre va bien, mais les chevaux ne marchent point.

VILLEBREQUIN

Comment! Qu'est-ce que cela veut dire?

CASSANDRE

Cela me paroit incompréhensible.

GILLES

Oh pardienne, je le comprens bien moi.

Expliques-toi donc.

CASSANDRE

Parle donc promptement.

GILLES

Par le masque de mon derrière, je crois qu'ils faisoient le manège dans le carrosse.

CASSANDRE

Comment ?

GILLES

Pardienne oui. Le manège se fait là sans éperons, et les écuiers n'ont besoin que d'une baguette de six ou sept pouces de long.

Fiacre, 33

VILLEBREQUIN

Je commence à me douter de ce qu'il veut dire, mais je ne puis le croire. Je m'en vais voir qu'est-ce que c'est. Attendez-moi ici.

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