L'APOTICAIRE, GILLES
avec un tonneau.
GILLES
ui veut de ma merde ? argent de ma merde ; c'est de la fraîche.
l'apoticaire.
Voilà un de ces afiFronteurs, ou quelqu'un qui veut se mocquer de moi.
Ah ! Monsieur, profitez du bon marché, je suis pressé de vendre.
l'apoticaire.
Vous êtes un insolent.
Monsieur, Monsieur, on ne traite point un honnête Marchand comme vous faites.
l'apoticaire lui donnant un soufflet.
Un Marchand de mon cul.
236 Le Marchand
Je parie que votre cul n'en fait pas de si bonne que celle-ci. Mais goûtez avant que de mépriser la marchandise, vous verrez qu'elle vaut mieux que celle de tantôt.
l'apoticaire prenant un bâton.
Ce coquin-ci payera pour l'autre.
GILLES
Vous avez donné tantôt sept écus pour un petit baril ? Hé bien je vous donnerai celuici qui est trois fois plus gros pour dix écus, comptez que c'est une trouvaille.
l'apoticaire le battant et lui cassant le tonneau sur le corps.
Tien, Marchand de Merde, garde ta Marchandise pour toi et t'en va.
GILLES seul.
Au voleur, au voleur, je suis un homme ruiné, il n'y a plus de police ici.