‹ Théâtre des boulevards. Réimprimé pour la premìere fois et précédé d'une notice (volume 2)Chapitre 96 sur 137 · SCENE V, GILLES, ARLEQUIN · texte numérisé non relu

SCENE V, GILLES, ARLEQUIN

GILLES

PARLE-moi, Zarlequin, ne m'es-tu pas fidèle?

ARLEQUIN

Ah ah!

GILLES

Il en convient, je m'affie à ton zèle, Di moy, sais-tu d'où vient, ou par queule

raison Isabelle a toujours queuqu'drille en la maison ?

Al-songe, n'est-ce pas au tracas du ménage ?

ARLEQUIN

Oui, Monsieur, elle en est friande.

cochemard

GILLES

J'en enrage.

ARLEQUIN

Il vous faut une femme, à demeure cheux

nous.

Vous Taimez ? que ne la

GILLES

Quoi!

ARLEQUIN

Que n'ia prenez-vous ?

GILLES

Jarnonbille, il est vrai que j'aime ste fillette; Mais queuq' sorcier.,...

ARLEQUIN

Plaît-il ?

GILLES

M'a noué l'éguillette.

ARLEQUIN

Monsieur, n'eum' touchez pas.

GILLES

Quand je l'épouserois ; Tu vois bien, en un mot, queu posture je

ferois.

Plutôt de mariage, y faut que j'ia dégoûte, Saurois-tu queuque secret t

L'Amant

ARLEQUIN

Un secret? je m'en doute, Je connois une femme, et c'est Madam Jac-

mard.

Aux fiU'alle vous sçait donner un Coche-

mard.

GILLES

Un Cochemard !

ARLEQUIN

Al sçait bien son personnage.

Qu'une fille bientôt croit com'ça quel' mariage N'est que le Cochemard, et n'en veut plus tâter.

GILLES

Va tôt me la chercher.

ARLEQUIN

Je cours vous contenter.

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