SCENE V, GILLES, ARLEQUIN
GILLES
PARLE-moi, Zarlequin, ne m'es-tu pas fidèle?
ARLEQUIN
Ah ah!
GILLES
Il en convient, je m'affie à ton zèle, Di moy, sais-tu d'où vient, ou par queule
raison Isabelle a toujours queuqu'drille en la maison ?
Al-songe, n'est-ce pas au tracas du ménage ?
ARLEQUIN
Oui, Monsieur, elle en est friande.
cochemard
GILLES
J'en enrage.
ARLEQUIN
Il vous faut une femme, à demeure cheux
nous.
Vous Taimez ? que ne la
GILLES
Quoi!
ARLEQUIN
Que n'ia prenez-vous ?
GILLES
Jarnonbille, il est vrai que j'aime ste fillette; Mais queuq' sorcier.,...
ARLEQUIN
Plaît-il ?
GILLES
M'a noué l'éguillette.
ARLEQUIN
Monsieur, n'eum' touchez pas.
GILLES
Quand je l'épouserois ; Tu vois bien, en un mot, queu posture je
ferois.
Plutôt de mariage, y faut que j'ia dégoûte, Saurois-tu queuque secret t
L'Amant
ARLEQUIN
Un secret? je m'en doute, Je connois une femme, et c'est Madam Jac-
mard.
Aux fiU'alle vous sçait donner un Coche-
mard.
GILLES
Un Cochemard !
ARLEQUIN
Al sçait bien son personnage.
Qu'une fille bientôt croit com'ça quel' mariage N'est que le Cochemard, et n'en veut plus tâter.
GILLES
Va tôt me la chercher.
ARLEQUIN
Je cours vous contenter.