SCENE VI
LEANDRE, ISABELLE, ARLEQUIN
ARLEQUIN
h, ah, voici le chat bien près du fromage. Allons , Monsieur, tirez vos chausses; Monsieur Cassandrc a défendu à Mamselle de dévisager les hommes; et tant que j'y serai, elle n'en verra pas la queue d'un.
Sans que j'ai besoin de toi, tu serois un maraud à qui je donnerois vingt coups de plats d'épee z'au travers du corps. Mais mon cher z'Arlequin, il ne s'agit point de ça, et il faut que tu me serves dans mon amour.
ARLEQUIN
Est-ce que vous voudriez que je le fis à votre place :
LEANDRE
Tu ne m'entens pas; tiens voilà une pièce de douze sols pour acheter une petite fourberie pour achever le mariage que nous avons commencé Mamselle et moi.
ARLEQUIN
Votre mariage est commencé, Mamselle.
Ambassadeur.
Nous avons déjà par devers nous ce qu'il y a de plus principal, et puis Monsieur m'a fait écrire une promesse de mariage sous les charniers.
ARLEQUIN
Je vous entens, oh ça, Monsieur, v'ia douze sols, promettez-m'en encore autant, je me charge de vous faire épouser Mamselle, et Monsieur son père- si vous voulez.
Pour Monsieur son père, ça ne se pourroit pas à cause de l'alliance que j'ai t'avec Mamselle; mais je me contenteray de la charmante z'Isabelle.
ARLEQUIN
Soit d'abord, Mamselle, rentrez dans la maison, car moi et Monsieur Liandre, nous avons à nous dire des choses qu'il ne faut pas qu'une honnête fille entende.
Ah je m'en vas vite, je ne sçais pas ce que je n'aimerois pas mieuv faire que d'entendre des vilainies.
Leandrc