G11.LB
Sans rien donner ?
LBAMDRB.
Oui mes enfans.
AELBQUnr.
Mais il court après vous, cela m*est bien arrivé.
LKANDKB.
Hé non, il n*y courra pas, la pomme vous rend invisible, il ne sçait plus ce qu'on est devenu.
ARLEQUIN
Je m'en vais faire la fortune de tous les Marchands de Paris, donnez, donnez not* maître.
GILLES
Mais dame aussi vous vous gaussez de nous peut-être.
LBANDRB.
Nenni, ma foi; mais pour vous prouver la vérité de ce que je vous dis, voulez-vous voir combien cette pomme a de vertu. Vous demeurerez là tous les deux, vous la cacherez où vous voudrez, et d'abord je la trouverai.
a88 La Pomme
GILLES
Pardienne je parie que non.
ARLBQVIN.
y Y mettrai bien mon bourçom
£.af jf t . Leandre se retire, Gilles met lapomm sous sou chc^eau.
Cest fait.
Leandre entre et les salue tous deux le chapeau à la main. Arlequin é^ son chapeau, Gilles tire seulement le pied»
LEANDRE
£n vérité, monsieur Gilles, cela n'est pas bien de recevoir ainsi votre monde, et je vois bien que je ne vous apprendrai jamais les belles manières.
GILLES
Dame, comment voulez-vous ^ue je fasse i
Leandre lui donne un coup de pied au cul, et lui otc son chapeau sous lequel il trouve la pomme.
LEAMDftE. .
Comme cela. Monsieur Gilles... oh ça, les enjeux sont à moi.
d£ Turquie. 2S9
GILLB8.
Nénni, nennî, nous avons joué pour trois fois.
ARLEQUIN
Pardié, Monsieur, c'est pour trois fois.
J*en aurois bien fait autant.
LEANDRE après quelques disputes à volonté.
Allons je le veux bien, il faut bien avoir quelques douceurs pour ses Domestiques.
// sort après quelques laj(içis entre Gilles et Arlequin, Gilles met la pomme dans un de ses sabots.
ARLEQUIN
C'est fait, minon minet.
LE ANDRE
Je viens de recevoir z'une lettre d*un de mes amis de Turquie, qui me prie de lui envoyer une paire de sabots à la mode de France : Gilles, montre-moi les tiens.
Z.af jf t du sabot. Enfin Leandre trouve la pomme.
GILLES
Pardienne, il est sorcier.
ago La Pomme
ARLEQUIN
Nous avons encore un coup à jouer. Allons, not' Maître, allez vous cacher.
LEANDRE
Je fais ce que veulent ces drôles-là.
Nouveau lœ^j^i qui finitjparce que Gilles mange la pomme.
GILLES
Qu'il vienne à présent, il ne la retrouvera pardienne que demain.
Allons, Monsieur, venez, pour cette fois nous allons voir beau jeu.
Leandre revient avec une poignée de farine
que l'on ne voit point,
GILLES
Vous Tavez trouvée deux fois, voyons celle-ci.
LEANDRE
La première fois elle étoit dans ton chapeau, la seconde dans ton sabot, il faut à présent qu'elle soit dans ton juste-au-corps.
GILLES
Ah, ouiche, comme vous la trouverez ; mais laissez donc. Monsieur, vous me chatouillez.
de Turquie. «91
LEANDRB.
Tu Tas mise dans ta bouche.
Gilles en riant ouvre la bouche et ferme les yeux.
Il en faut donc faire un bignet.
Dans le même tems Leandre lui jette la farine dans la bouche, ce qui fait la risée.