‹ Théâtre des boulevardsChapitre 12 sur 156 · SCENE XIIL LEANDRE, GILLES, ARLEQUIN · texte numérisé non relu

SCENE XIIL LEANDRE, GILLES, ARLEQUIN

LEANDRE

HOLA, mon parein, Monsieur Gilles; hola, mon valet z'Arlequin.

GILLES

Mordienne, fillot, tu as eu bientôt vîte fait.

LEANDRE

Oh ça, mes amis, Isabelle veut bien que je la renleve par la fenêtre, donnez-moi votre avis pour la descendre.

GILLES

Cela est embarassant si elle étoit en

bas, nous trouverions plus aisément un moyen pour la monter.

ARLEQUIN

Vraiment, oui, quand nous devrions nous y mettre tous trois.

Oh bien, mon avis est que nous allions chercher de la pierre à Arcueil, et qu'avec cinq ou six bons Maçons nous fassions vîte un escalier d'ici à la fenêtre.

à la Mode, 3i

LEANDRB.

Ça ne seroit peut-être pas assez tôt fait.

ARLEQUIN

Il ne sçait ce qu'il dit, Monsieur^ laissezmoi faire, je ferai passer ici une charrette pleine de foin, Mamselle z'Isabelle se jettera dedans^ et vous monterez dessus.

LEANDRE

Mon cher z'Ârlequin, tu as z'une belle invention .

ARLEQUIN

Vantez-vous en.

LEANDRE

Mais j'ai tant de respect pour Mamselle zlsabelle, que je ne voudrois pas faire cela en pleine rue, il vaut mieux prendre une échelle.

ARLEQUIN

Monsieur, c'est bien dit, mais Mamselle Isabelle met-elle des caleçons ?

Fy-donc.

ARLEQUIN

Tant mieux. Monsieur, chemin faisant je prendrai ma lorgnette d'Opéra. Al Ions, Gilles, viens chercher une échelle.

32 Le Remède

GILLES

Ah ! d*au8si bon cœur, que si c'étoit pour te pendre, mon ami.

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