‹ Théâtre des boulevardsChapitre 127 sur 156 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

MADAME CASSANDRE, LEANDRE un mouchoir à la main.

I^^ANDRE

I, hi, hî, \^\, Madame Cassandre, prenez

pitié, hi, hi hi, hi, d'un amant hi,

hi^ hi, hi, qui ne vous aime point hi, hi,

hi, hi, qui est fou de Mamselle votre fille, hi, hi, hi.

33o La Mère

HAOAMB CASSANDRB*

Qu'il est beau quand il pleure, mon Dîea la belle douleur, le beau désespéré, le beau chagrin, mon Dieu qu*il est beau.

LEANORE riani»

Ne me louez donc fws. Madame, vous me faites crever de rire, et cela fera que je manquerai à vous attendrir au su>et de mon mariage avec vot* tille.

MADAME CASSAMDRE tendrement.

Eh ! mais, mon cher Liandre, si vous répousez, posez que vous l'épousiez ou bien qu'elle vous épouse, que ferez-vous ?

LBANDRB.

Madame, ces choses ne se demandent point, et j'ai trop de pudeur pour vous répondre.

MADAME CASSANDRE

Quoi, moi ami, mon fils, je vous demande quelle profession vous exercerez ?

LEANDRB.

Madame, je suis au Roi.

MADAME CASSANDRE

Eh ! mais, mon fan fan, qu'étes-yous encore, que ferez-vous? Acheterec-vous une

rivale, 33 1

charge de Valet de chiens, de Procureur, de Portecoton au gobelet, de Président et de Langayeur de cochons, ou bien d'Ambassadeur; enfin pour tout conclure qu'étes-vous au Roi ?

Madame, Madame, c^est moi qui suis le Monstre dans TOpéra de Rhodogune, ce qui me fait boëter d'une chute que j'ai faite dans un vol.

MADAME CASSANDRB.

Ah que je suis malheureuse ! |e vois bien que par toutes sortes de raisons il faut que ie vous donne ma fille ; mais la voici, elle est yvre comme un Dindon. Voyez, Monsieur, est<e que je bois comme ça moi. Ah !

cruel, perfide ! ah, mon cœur !

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