SCENE IV, LEANDRE, GILLES
OH ! que je suis malheureuse dans mon malheur ! Qui est-ce qui m'^a embâté d^un plat ferpiiateur. 4e Père ct)mme celuilà ? Mon Dieu la vilaine drogue qu^un Père*
GILLES
Vous avez tort de vous plaindre de lui, RiaBifcélle, €st*oè vous écoreher si fort, que de vouloir que je vous épousé^ moi qui suis toQij^iSi^s^itement amoureux.
IL i6
362 Leandre
LBANDRC.
Pardi voilà un Monsieur qui est bien libre arec les Demoiselles^ est-ce qu'on parle d*amour à une fille de famille qui est seule; Colombine, ah!.-. Colombine, où est-ce qu'est ma Gouvernante ?
GILLES
Mais, ma chère Demoiselle, quand l'amour donne à plein fouet dans le mariage, il n'y a point de mal à cela, parguienne le mariage n'est point un péché mortel; et -quand je vous le propose...
LEANDRE
Il me propose un péché mortel... Colombine, Colombine... où est-ce qu'est ma Gouvernante, vite allons la chercher.....
{fl sort par une coulisse.]
GILLES le suivant par la même coulisse.
Mamselle, Mamselle, écoutez, vous entendez des cornés.
LEANDRE rentrant por une autre coulisse.
Colombine est «ortie, ah, ah ! que vais-ie devenir, c'est un enragé»
(// sort par une coidisse.)
grosse. 363
GiLLBs rentrant.
Seroit-elle rentrée là-dedans.
(// rentre par la coulisse, par la»
quelle Leandre est sorti, le ren^ contre, ils se choquent et tombent chacun de leur côté.)
Elle n^y est pas. {en tombant.) Je suis mort.
Ttmt mieux, moi |e> n'«i tietk, ye suis tombé fort heureusement, {e suit tombé sur le cul.
GILLBS.
Ah la Mamselle, je oourrois après vous pour TOUS. Ahi, ahi, ahi, j'ai le scorpion... pour vous faire entendre raison.
LEANDRE
Et moi je reviens pour cela, écoutez-moi, comme je vous crois honnête homme, il £Eiut<|Ue je tous lâche une confidence*
' GILLES
Volontiers, Mamselle, ouvrez-vous à moi que j'entre dans votre confidence.
LEAMDRS.
Oh ! mais ne parlez donc pas toujours.
364 Leandre
c^est quMl est bon avant tout, mon cher Mon* sieur, que vous sçachiez que je vous haïs à la mort.
CILLES.
Ouf, ouf, MamsfiUe, voua me rendez tout stupefesse.
LEANDBE.
Paix donc, paix donc, écoutez, voilà bien ie meilleur, o*e9t que si d'un côté je voub déteste, il faut que )e Votis avoi»e que de l'autre eôté le drôle* c'est ^oe ye sais aoaoareuse i la fui^eur d^pn G^ntisbomme nooMBsé
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Leandre, jelecoimoM;' j ^fr r:^ n fio:
LEANDRE
Vous lé connoissez, d^est un bèl-'^t ^n Gentishomme.
GItLES.
Oh oui, bon Gentishomme^ à tetlet enseignes que \^ lui donnai un jour un soufflet en dansant ensemble aux Porcherons.
LEANDRE
Vous en avez menti {il lut donne un soufflet) mais en tout cas lé vôilà rendu, donnezlui quittance* . .
MorgmieniMy .Mamsolle» sçtyec-vout bien q\ic si vous étiez un homme, je ▼oos..* je vous ferois assigna,
LBANDRB froidement.
Je vous disois, Monsieur, avant ce soufflet, que j'adorois ce Moti^ieur Leandre, nous avons cotp^inencé.à i)ou6 faire l'amour vers M mi-0u mil ^ept cens cinquante-quatre.
Ainsi v(Miis voyti^ qu'il y a près de deux ans •^ue nous le £aisonseaseml)de.
GILLES
Mais, Mamselle, comment diable voulezvous que j'avale cette confidence-là, en vérité cela n'est pas potable*.
rr^^^v^e^çel^^ avalez cela en galant homme, Monsieur, c'est-à-dire en vous prêtant le premier à faire défaire le mariage qui est proposé avec vous, et en me le faisant faire vous-mlme par générosité avec Monsieur
:Leandr6«
Voîlâ une petite proportion bien propre en vérité, Mamselle, je n'ai qu'un mot à vous dire, je suis trop amoureux de vous pour cela.
366 Leandre
LEAMDRE.
Et moi, je n'ai qu*un mot à vous répondre, c^est que si vous m'époosez, je tous jure, foi de fille d'honneur, de vous faire cornard, autrement dit cocu, c^est vous qui me faites lâcher la parole.
GILLES
On ne dit point de saletés comme Stella à son futur, je m'en vais tout conter à Monsieur votre peré, s'il né vous tue pas dans sa colère, je le prierai de vous- défeftdre de me faire cocu... et parguienne aller, alke?, Masa-* selle, miorguienne... je vous bals& les mains notre prétendue.