SCENE XXL
GILLES, CASSANDRE, ISABELLE, ARLEQUIN en Mercier.
OLA, ho, Monsieur l'homme, nous voudrions bien voir votre marchandise.
ARLEQUIN
Volontiers, Mamselle, je n'ai rien de caché pour les Dames.
CASSANDRE
Montrez-nous un peu ce que vous portez.
ISABELLE
Il me semble que vous n'avez pas grand chose.
ARLEQUIN
Pardonnez«moi, Mamselle, ce n'est pas que notre commerce est diablement tombé depuis qu'on s'est mis sur le pied de tuer un Mercier pour un peigne.
GILLES
Parlez donc, frère, n'auriez-vous rien qui me convînt?
à la Mode.
Si fait^ mon ami, j'ai ici une étrille, par exemple, dont je vous ferai bon marché, si c'est pour vous.
CASSANDRE
Voyons, voyons vos peignes.
ARLEQUIN
Si c'est pour votre tête. Monsieur, je crois qu'il vous faut un peigne de corne.
ISABELLE
Pour moi je voudrois un bijoux, pour que Monsieur m'en fit un présent de noces.
CASSANDRE
Rentrons, rentrons ma mignone, va cet homme là n^a rien de rare.
ARLEQUIN
Comment rien de rare? C'est que je n'ai pas sur moi ce que j'ai de plus beau, c'est mon valet qui le porte. Je fournirai par exemple. Ici Arlequin nomme différentes choses qui sont plaisanteries par rapport aux Spectateurs»
J'ai encore ici un bonnet du Grand Vizir d'Angleterre qui fait voir des étoiles en plein midi.
46 Le Remède
Ah voyons cela.
ARLEQUIN
Attendez que je vous l'essaye. Ici Arle^ quin met un bonnet sur la tête de Cassandre, sur lequel est du papier oit sont écrits ces mots : Mamselle, dites que vous ayez queu-