‹ Théâtre des boulevardsChapitre 26 sur 156 · SCENE DERNIERE · texte numérisé non relu

SCENE DERNIERE

LEANDRE, CASSANDRE, GILLES

LEAND&E.

JE VOUS propose, assurément, Monsieur, une grosse quantité d'excuses pour la liberté que j'ai prise chez vous.

à la Mode. 53

CASSANDSB.

Ce qui est fait est fait^ Monsieur l'Apoticaire, il n^y a plus rien à faire ; je vous la donne pour vous payer du lavement.

GILLES

Elle ne rendra pas celui-là d'aujourd'hui.

Fin de la Pièce,

DI VERTISSEMENT.

Sur r A.ir : Des Sauvages.

OIN

De votre grouin, Vilain marsouin :

Est-ce que ce Jouvenceau

Ne Ta pas beau?

Comme vous il n'est pas vieux, Pituiteux, Goûteux,

Cagneux, ^

Hargneux, Grogneux ; Et puis c'est que c'a de beaux cheveux ; Vous, Soit dit entre nous, Vot* poil est roux; Avec vot' vilaine toux.

Vous faites sous vous :

Ça n' conviendroit pas  vos appas, Mam'selle, n'est-ce pas ?

Portez vof mou à not' chat.

Par un coup de hazard, A la port' saint Bernard ; Un jour il se baignoit,

Le Remède à la Mode. 55

Lorsqu'eir passoit. Si-tôt qu'elle eût yû Cgars tout nû^ De c^beau fils, De c't Adonis Son cœur devint z'épris.

Seul dans Paris, Peut-être il a pris A Mam*selle z'Isabelle :

Son cœur z'est un cœur neuf, Elle est née en mil sept cent dix-neuf* Il nesera|||s si-tôt veuf.

CASSANDRB.

Vas, Gilles, ton fillot Dans peu s'en trouvera le sot :

Il viendra sûrement Un Apothicaire charmant

Qui sera son Amant, Et qui donnera l'un lavement.

Comme lui z'à c*te Belle, Et donnera des rendez-vous, Léandre deviendra jaloux; Tout ira sans-dessus, dessous :

Moi je rirai comme un fou, Quand je le verrai cou-cou.

Foin, etc.

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