DEUXIÈME TABLEAU
Même décor. — Sept heures et demie.
le ROTI DE CAILLE. — Paye tes dettes! paye tes dettes!
l'estomac. — Ah bien! oui, le moment est heureusement choisi. On n'a que faire de vos conseils, ma mie caillette.
le ROTI DE CAILLE. — Paye tes detles! paye tes dettes !
l'estomac. — Veux-tu te taire, oiseau-remords! Tu vas altrisler celte agape.
LE GiiAMBERTiN. — Attends, je vais le noyer.
LE ROTI DE CAILLE. — Paye... tes... dettes! Paye... [Sa voix s*éteint.)
l'estomac. — On ne devrait jamais admettre des personnes aussi indiscrètes dans un repas bien ordonnancé.
LE SORBET MOUSSEUX. — Tu as raison.
l'rstomag» — Aïe ! que ne préviens-iu? Tu es froid comme Louis Huart.
LEMACAROjti. — Nc faitcs pas attenzion; ze souis le macaroni; ze file, ze coule, ze m'introdouis ; presto, Figaro, presto !
l'estomac. — Presto, presto; ce n'est pas une raison pour m' étouffer. — Voyons, mes chers amis, je ne demande pas mieux que de vous faire bon accueil à tous. C'est convenu. Mais soyez raisonnables aussi. 11 est visible qu'il ne me reste plus de [lace, plus du tout.
LES petits pois. — Ou sc serrera.
LE MACABOM. — Zc me conlcntcrai d'oun strapontin.
LE CHAMPAGNE, faisatit SOU entrée en chantant. — Plus on est de fous y plus on est de fonSy plus on est de fous...
l'estomac — Toujours plaisant! Passe pour toi; tu me rajeunis. Et puis tu es le Ruggieri obligé de toute féerie intime.
LE CHAMPAGNE. — Que dlpais-tu donc si tu pouvais entendre les drôles de choses qu'on débite là-haut? Ils sont là huit ou neuf gaillards, — - dont un avoué, — qui parlent tous à la fois.
l'estovac. — Ta anra's bien dû me rapporter on calembour.
LE GHAMPAGHE. — La mode en est finie; mais je puis te dire le premier couplet de la cbanson qu'ils cbantaient en dioeur.
l'cstohag. — Musique de qui?
LA BOMBE GLACÉE. — Musique de M. Mangeant, parbleu!
LE GHAMPACHE. — Abt le jeu de mots y est.
l'estohac. — Va pour le premier couplet...
LE CHAVPAGRE. — Hum! je commence.