‹ Théatre du Figaro. Avec un rideau dessiné (volume 4)Chapitre 38 sur 70 · BARCAROLE · texte numérisé non relu

BARCAROLE

Comme tout change! Il y a quatorze ou quinze ans, je m'estimais heureux d'avoir un hareng saur à mon repas du matin, — et 5 mon repas du soir ;

Un hareng saur arrose d'un claret, qui aurait pu passer facilement pour le Markowski des chèvres. C'était le bon temps, — si l'on veut.

Aujourd'hui, il me faut des chères bien autrement précieuses, des vins bien autrement opulents. Comme tout changée!

Et quand môme j'aurais conservé une secrète affection pour le hareng saur, quand même je ne serais pas encore insensible aux rudesses de l'argenteuil, — liélasl il me serait impossible d'en obtenir de mon maître Réputation obtige.

Mon. maître est un des notables d'Obésopolis, la cité de Tembonpoint. Il a quotidiennement son couvert mis à toutes les riches tables. Sa grandeur l'enchaîne au pavillon d'Armenonville.

Âhl je suis un estomac bien malheureux! Je regrette quelquefois le temps où je ne mangeais pas mon content. J'ai la nostalgie de Flicoteaux. — Gomme tout change 1

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