DANS LE PREMIEII DESSOUS
c« VACHinisTE. — Bien le bonjour, monsieur Bouleile-Zinc.
BODLE-DE-ziKc. — Dites douc, Lalapy?
UTAPY, ôtanl sa casquette, — Monsieur Boule-de- Zinc?
BOULE-DE^inc. — Cest toujours vous qui avez le service de la rampe?
LATAT'T. — Oui, monsieur Boule-de-Zinc.
BOULE-DE-ziKG — C'est alors vous qui haussez ou baissez le gaz?...
LATAPY. — Selon les indications du régisseur; oui, monsieur Boule-de-Zinc.
BoutE-DE-zinc. — Ce brave Latapy! Savez-vous que
VOUS n'êtes pas changé depuis quinze ans que je vous connais?
LATAPT. — Trente ans, monsieur Boule-de*Zinc, trente ans au mois d'avril qui vient. J'étais avec vous à l'Odéon en... en...
fiouLE-DE-ziHC. -^ Ah bah ! satané Lafapy ! — Et avezvous toujours votre petite fenune?
LATAPT. — Merci bien, monsieur Boule-de-Zinc. Damé ! elle n'est pas jeune non plus; elle est comme nous.
BooLE-DE-zmc. — Laiapy, permettez-moi de vous offrir ces cinquante francs en souvenir de noire ancienne amitié. Ne me refusez pas; ce serait me désobliger cruellement.
iJkTAPî. — Vous êtes trop bon, numsieur Boule-de- Zinc. Mais comment pourrai-je reconnaître. ..
BOULE-DE ZINC. — Ccst bien simple. Vous savez que nous avons une rude soirée aujourd'hui. A chacune de mes entrées, forcez un peu le gaz.
LATAPT. — C'est entendu, monsieur Boule-de-Zinc.
ROULE-DE-ziNC. — Adieu, mon cher Latapy, adieu.
LATAPT, le rappelant. — Ah! monsieur Bou1e-de-Zinc^ permettez... Faut-il aussi forcer le gaz pour les entrée» de M. Roussel?
BouLE-DE-ziac. — Gardez*vous-en bien 1 Roussel souffre beaucoup des yeux ; il ne peut pas jouer dans une trop vive lumière. Ménagez le gaz à Roussel.