E CONCIERGE. — Voilà uu beau trait, monsieur
LE POETE. — Je ne chercherai pas à eu disconvenir. Aimez-vous les timbres-poste, père Hathias?
LE GOMGiERGB. — Houl... comme taffetas d'Angleterre, pour les coupures seulement.
LE POETE. — Eh bien! quand vous vous couperez, montez chez moi.
LE conciERGE. — Eh ! monsieur, vous savez bien que c'est demain le jour du ternie et que vous avez reçu congé. La parole est impuissante pour rendre la peine que j'en éprouve.
LE POETE. — Ce n'est pourtant pas pour ce que jevous donnais, père Mathias ! Vous n'avez guère à vous louer de mon faste.
iM coKciEii€B. — Vous lie 016 doniûez rien, c'est vrai. (/( s*aUer^L) Hais vous aviez une manière à vous de ne me rien donner, qui m'allait au cœur. Vous rentriez fort tard, surtout les nuits de première représentation à lOdéon; mais en rentrant vous me racontiez quelquefois la pièce. Ces souvenirs attachent, voyez- vous. Aussi, je suis navré de vous voir quitter la maison. Pour trois misérables termes! — Ahî si vous aviez seulement consenti à faire une petite visite au propriétaire, tout se serait arrangé peut-être. . .
LE POBTE. — Jamais. Je lui abandonne les trois ter* mes que je lui dok; c'est la seule concession à laquelle il me soit possible de descendre. N'en parlons plus. — Y a-t-il autre chose pour moi ?
u coHciERGE, uvâc hésUalion. — Ce papier, apporté par un homme en habit à la française et en chapeau à deux cornes.
LE POETE. — Voyons. (Il prend le papier dont nous rfprodmans ici la physionomie.)