FÉVRIER
J'apporte les petits radis de couche.
l'hiver.
Et moi, j'apporte les soirées au coin du feu, et les boules de neige, les causeries de vieilles gens et les jeux d'enfants. J'enterre l'année, et je la ressuscite. Je suis l'heure du repos, l'heure qui commande le respect, l'heure du dernier et du premier sommeil. Je suis la vieillesse et l'enfance.
Je vois ce que c'est, monsieur l'Hiver : c'est par vous que je commence; c'est par vous que je finirai. La naissance et la mort viennent se donner la main dans les obscurités de votre nuit. (Tendant la main à Décembre.) Eh bien!
touche là, vieux Décembre. Tu ne me fais plus peur; tu n'es que le frère aîné du petit Janvier. (Eiie donne u main à
Janvier. Les Mois et les Saisons se donnent la main, et dansent en chantant : )
Air à volonté.
1861 est mort! (bis.) Vive 1802! (bis.)
Vive la vie !