LA ROSE
Comme vous voudrez.
LINNLE.
Alors, très-bien. Que dites-vous de l'Icosandrie ?
LA ROSE, faisant la moue.
Le nom n'est pas trop flatteur. ... .
LIN NEE, d'un ton sec.
11 faudra pourtant vous en contenter (La Rose va bouder dans un coin.) Ah çàî mesdames les plantes, vous savez ce dont il s'agit?
LE MAÏS
Nous ne le savons que trop. Nous ne sommes pas contentes du tout, entendez-vous?
le souci.
Vous allez faire de l'arbitraire ; c'est bien mal !
LE SOLEIL
C'est une infamie!
l'avoine.
. Mais cela ne prendra pas, c'est moi qui vous le dis.
LINNEE.
Ta, ta, ta, ta, ta, qu'est-ce que c'est que ces petites révoltées ?
LE DAHLIA
Laissez-les dire, monsieur Linnée. Ce que vous voulez faire est très-joli.
LA REVOLTE DES FLEURS loi
LE BOULEAU
Je suis tout à fait content, moi.
LIXNÉE.
Ah çà! et de quoi vous plaignez-vous, monsieur le Maïs ?
LE MAÏS
Je me plains d'être séparé du Blé, du Seigle, mes proches parents, et de ma petite cousine l'Avoine que je ne veux pas quitter.
l'avoine.
Nous ne nous quitterons pas ! Jamais ! A la vie, à la mort !
LINNÉE
Mais vous ne faites pas attention, mes pauvres amies, que vos étamines. . .
L AVOINE, l'interrompant.
Laissez-nous tranquilles, avec vos étamines !
LE MAÏS
Ne dirait-on pas qu'il n'y a que l'étamine chez nous ?
l'avoine.
Si vous vous étiez donné la peine d'y regarder d'un peu plus près !
loi THEATRE DU PETIT CHATEAU