SCENE VII
MADAME SOREL, entrant.
Croyez, madame, que je prenais tout à l'heure ma part de votre chagrin, et que j'avais bien pitié de cette pauvre enfant. Je suis heureuse de la vie que je me suis donnée; mais c'est son côté triste qu'il faille voir couler tant de larmes. Et vous-même, je le vois, vous avez pleuré.
MADAME SIMON
Ah! madame, c'est souvent un métier bien dur que celui de mère, et plus on aime, plus on est aimé quelquefois, plus on souffre.
MADAME SOREL
C'est pour cela, madame, que ce nom de mère est un nom sacré. Il faut savoir le porter avec courage.
Merci, madame, de vos bonnes paroles. Je vois que l'on m'avait dit vrai, et que j'avais bien choisi pour mon enfant. Malheureusement...
MADAME SOREL
Est-ce que mademoiselle 'Virginie refuse de vous obéir ?
MADAME SIMON
Hélas! je suis honteuse de l'avouer, ma fille n'a voulu rien écouter, et, après avoir épuisé tout ce que j'avais à lui dire, je n'ai plus trouvé que des larmes.