‹ Théâtre du Petit-Château (volume 2)Chapitre 54 sur 147 · ACTE 111, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE 111, SCÈNE II

dis-tu ; va les rejoindre ! — Sur mon àme 1 vous m'avez donné un bal à Venise, je \ous rends un souper à Ferrare. Fête pour fête, messeigneursi

JBPPO.

Voilà un rude réveil, Mafïïo !

MAFFIO

Songeons à Dieu !

DONA LUCREZIA

Ah ! mes jeunes amis du carnaval dernier 1 vous ne vous attendiez pas à cela ? Parbleu 1 il me semble que je me venge. Qu'en dites-vous, messieurs? Qui est-ce qui se connaît en vengeance ici ? Ceci n'est point mal, je crois ! — Hein 1 qu'en pensez-vous, pour une femme ?

(Aux moines.)

— Mes pères, emmenez ces gentilshommes dans la salle voisine qui est préparée, confessez -les, et profitez du peu d'instants qui leur restent pour sauver ce qui peut être encore sauvé de chacun d'eux . — Messieurs, que ceux d'entre vous qui ont des âmes y avisent. Soyez tranquilles. Elles sont en bonnes mains. Ces dignes pères sont des moines réguliers de Saint-Sixte, auxquels notre saint-père le pape a permis de m' assister dans des occasions comme celle-ci. — Et si j'ai eu soin de vos âmes, j'ai eu soin aussi de vos corps. Tenez l

(Aux moines qoi sont devant la porte du fond.)

— Rangez-vous un peu, mes pères, que ces messieurs voient.

(Le» moines 8*écartent en laissant voir cinq cercueils couverts cbacun d*nn drap noir, rangés devant la porte.)

-. Le nombre y est. Il y en a bien cinq. — Ah I jeunes gens ! vous arrachez les entrailles à une malheureuse

ÎH LUCRECE BORGIA.

femme, eiiBons crosnes cpi'elle ne- se renger» pas ! ¥om le tien^ Jeppor. Maffii», Toki* le tien. OloferiMy Apostolov Ascanioy voici les yôtlw& !'

GENNARO, qn^elle n'a paa ¥iiî«sqa'alors, faisant an pas.

Il en faut un sixième, maàaaaae 1

DON A LVCaSZIA.

Ciel ! Gennaro !

GENNARO

Lui-même.

DOlfA LUCREZIA.

Que tout le monde sorte dlci. — Qu'on nous laisse senls. — Gubetta, quoi qu'il arrive, quoi qu'on puisse entendre du dehors de ce qui va se passer ici, que personne n'y entre T

GUFETTA.

il suffit

(Jt^s. moine» ressortent praeesaionnellenient^ etnmrnmir avve eus dans lears files les cinq seigneurs chancelants et éperdus;}

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