‹ Théâtre du Petit-Château (volume 2)Chapitre 91 sur 147 · JANE, GILBERT, JOSHUA · texte numérisé non relu

JANE, GILBERT, JOSHUA

GILBERT, de l'iiitcnear da cachot.

Que me veut-on?

(11 parait sor le aeuil, aperçoit Jaoe, et s'appuie tout: H i^j i

contre le mur.)

Jane! — lady Jane Talbot!

JANE, k geiioax, sans lever les yeux sur lui.

Gilbert I je viens vous sauver.

GILBERT

Me sauver 1

JANE

Écoutez. Ayez pitié, ne m*accablez pas. Je sais tout ce que vous allez me dire. C'est juste; mais ne me (e dites pas. Il faut que je vous sauve. Tout est prépare. L'évasion est sûre. Laissez-vous sauver par moi coaune par un autre. Je ne demande rien de plus. Vous ne me

connaîtrez plos ensuite. Vous .ne .saurez plus cpii je suis. Ne me pardonnez jiai^ mais laiasez^Jiuii xous sauwr. Voulez-i^ons?

GILBERT

Merci; mais c'est inutile. A quoi bon vouloir sauv^er ma vie, lady Jane, si vous ne m'aimez plus?

JÀNl^ avec joie.

Oh ! Gilbert] est-ce bien en effet cela que vous me demandez? Gilbert! est>ce que vqos ilai^ez nas&sc^ cuper encore de ce gui se passe dans le cœur ée la pauvre fille 1 Gîfberti est-ce que l'amour que Je jwîs avoir pour quelqu'un vous intéresse encore <et vcms paraît valoir la peine que vous vous en informiez? Oh ! je croyais que cela arous^taithîen égal, et que vous me méprisiez trop pour vous 'inquiéter de ce que je faisais de mon ci»ur.^benU:8i vl>lls^savîfiB fvei effet me font les paroles que vous venez de me dire I C'est un rayon de soleil bien inattendu dans ma nuit^ allez ! Oh ! écoutez-moi donc, sHors'I 'Si j^osâis encore ni'approcbcr de vous, si j'osais toucher vos vêtements, si Jqbiis prendre votre main dans les iniemies, si j*osars encore lever les yeux vers vous et i«rs le ciel, «cconme anteefois, savèz-^otts ce gue je vous dirais^ à genoux, .prosternée, pleurant sur vos pieds, avec des JSEai^glols danda bouche et la joie des anges dans le cœur? Je vonsdixais : Gilbert, je t'aime!

GILBERT, la saisissant dans £es bras avec emportemem.

In. m'aimes J

Oui, je t^sdmel

4i^taaarr«

Ta m'sàoies ! -» ISÛe sM^shKÈ% m%m Ifienj c'stt

JOURNÉE m, PARTIE I» SCENE VIL 2ai

vrai^ c'«st Um die qpu ne le dit« e'^tlnai. sa bouche q|iii.a ittrié^ ]ilî«iL4a cddkl

HUaGillwrtr

T\i as tout préparé pour moir évvsibnr, dis-ta f Tfte! vitef fa Yief Je Tenx fa vie, Jàse m'kîmel cette ^eâte s*appiife sur ma tête et TArrase. J"aT besom d'afr. Je meurs fci. Fïijoas vite! vieaS'ZUTas-eii , J^nef Je Tem vivre» moi! je suis aimé'.

Pas encore. II faut an bateaa. 11 faut attendre la nuit. Mais soiis tranquille, tu es sanvé. Avant une Ikenre, nous serons dehors. La reine est à b maison de ville, et ne levîeuih'a pas' éie skèt. Je soia maibresse ict« Je ^eaipK* cpieraà toof ocn*

GILBEBT.

Une heure d^allaite, c^est bien kmg; Oh î if me tarde de ressaisir la vie et le bonheur! Jane, Jane F tu es la f Je vivrait tu Ds^aimesf Je reviens dé Penferf Relfeasmoi', je ferais quelques fbfies, vois-tu. Je rirais, je chanterais. Tu m'aimes donc?

JâNB.

Oni ! — Je t'aime! Oui„ j(& t'aîmel et vois-tu, Gilbert, crois-moi bien, ceci est la vérité coomui au lit de la mort, — je n'ai jamais aimé q^tte toi! même dans ma faute, même au fond de mon crime, y t'aimais l A peioe ai-je été tombée aux bras du d^^mon qui m'a perdue, que j'ai pleuré mon ange!

GILBBBX.

Oublié! pardonné! Ne parie plus de cela* Jane. Oh!

que m^importe le passé? qui est ce qui résisterait à ta voix? qui est-ce qui ferait autremeDl que moi? Oh oui! je te pardonne bien tout, mon enfant bien-aimé! Le fond de l'amour, c*est l'indulgence, c'est le pardon. Jane, la jalousie et le désespoir ont brûlé les larmes dans mes yeux. Mais je te pardonne, mais je te remercie, mais tu es pour moi la seule chose vraiment rayonnante de ce monde, mais à chaque mot que tu prononces, je sens une douleur mourir et une joie naître dans mon àme ! Jane! relevez votre tète, tenez -vous droite là, et regardez-moi. — Je vous dis que vous êtes mon enfant.

JANE

Toujours généreux ! toujours ! mon Gilbert bien aÀnnl

Gilbert/

Oh ! Je voudrais être déjà dehors, en fuite, bien loin, libre avec loil Ohl cette nuit qui ne vient pas! — Le bateau n'est pas là, — Jane! nous quitterons Londres tout de suite, cette nuit. Nous quitterons l'Angleterre. Nous irons à Venise. Ceux de mon métier gagnent beaucoup d'argent là. Tu seras à moi.... — Ohl mon Dieu! je suis insensé, j'oubliais quel nom tu portes! Il est trop beau, Jane!

JANE

Que veux-tu dire?

GILBERT

Fille de lord Talbot.

JANE

J'en sais un plus beau.

GILBERT

Lequel?

JANE

Femme de l'ouvrier Gilbert»

GILBERT

lane!...

JANE

Oh non! oh! ne crois pas que je te demande cela. Oh ! je sais bien que j'en suis indigne. Je ne lèverai pas mes yeux si haut; je n'abuserai pas à ce point du pardon. Le pauvre ciseleur Gilbert ne se mésalliera pas avec la com- ' tesse de Waterford. Non, je te suivrai, je t'aimerai, je ne te quitterai jamais. Je me coucherai le jour à tes pieds, la nuit à ta porte. Je te regarderai travailler, je t'aiderai, je te donnerai ce qu'il te faudra. Je serai pour toi quelque chose de moins qu'une sœur, quelque chose de plus qu'un chien. Et si tu te maries, Gilbert, — car il plaira à Dieu que tu finisses par trouver une femme pure et sans tache^ et digne de toi , — eh bien ! si tii ie maries, et si ta femme est bonne, et si elle veut bien, je serai la servante de ta femme. Si elle ne veut pas de moi, je m'en irai, j'irai mourir où je pourrai. Je ne te quitterai que dans ce cas-là. Si tu ne te* maries' pas, je resterai près de toi, je serai bien douce et bien résignée, tu verras; et si l'on pense mal de me voir avec toi, on pensera ce qu'on voudra. Je n'ai plus à rougir, moi , vois-tu? je suis une pauvre fille.

GILBERT, tombant à ses pieds.

Tu es nn ange! ta es ma femme!

JANE

Ta femme ! tu ne pardonnes donc que comme Dieu, en purifiant? Ah! sois béni, Gilbert, de me mettre cette couronne sur le front.

(Gilbert se relère et la serre dans ses bras. Pendant qa*ils se tiennent étroitement embrassés, Josliua rient prendre la main de Jane.)

^Zk MABIB TUDOD;.

C'est Joshua, ladv Jane.

GILBSAT.

Bon Joshoa !

josacA.

Tout, à rReare tous ne iD*a\ez pas recoimii.

Ahl c'est qne c'est par ioi que jje devais coounencer.

(Joslina loi baise r«s iiiaiii94 ClLBB&Ty hk serrait dans ses bras.

Maisq^ bQakeujrl <d9Î& est-ce <{ae c'est biai réel^ tout ee boaheur-là?

. (Depuis tiftàtfu» instootSy on entend aa dehors on brait élul^c, des cris confus, un tumulte. "Le jour baisse.]

JOSHUA

Qu'^estrce que c'est que ce bruit f

(JD va à la fienêti'e qui donne sur la. rue^

Ob ! mon Dieu l {KMir^m qu'il n'aîRe rien arriver!

JQSXVA..

Une graille fonte là-baâ^ Des BJocbes, des piques^ des torches.. Les pensiiooBaîces de la reine à cheval et en bataille. Tout cela vient par vd^ Quels cris t iJi. dîable î on dirait une émeute de pogiulaire.

JAHE.

Pourvu que ce ne soit pas contre Gîlbfrtt

CRIS âcx^r&riÉs.

FabiniK! BSorl à Fldnanî f

ixntr.

Entendez-vous?'

JOliBRA.,

JOURNÉE III, PAUTa: I, SCÈNE VII. ttZ^

JAJIE.

Je ne distingue |Mis«

JUJIS.

Ah .1 «on Dîea 1 4Dan Dîett !

Entrent précipitamment pv 49 fMirte masquée mattre Éneas

et on hatelier.)

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