‹ Théâtre du Petit-ChâteauChapitre 105 sur 210 · ACTE IV, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE II

Ceci peut ne cacher qu'une intrigue de femme. Bah ! quel mal fais-je ici ? qu'est-ce que je réclame ? Rien, — rhospitaiité de ce digne mortel, A la manière antique,

(Il s'agenouille à demi et entoure la table de ses bras.)

en embrassant l'autel.

(Il boit.) .

D'abord, ceci n'est point le vin d'un méchant homme,

Et puis, c'est convenu, si l'on vient, je me nomme.

Ah ! vous endiablerez, mon vieux cousin maudit !

Quoi, ce bohémien ? ce galeux ? ce bandit ?

Ce Zafari? ce gueux ? ce va-nu-pieds?... — Tout juste !

Don César de Bazan, cousin de don Salluste !

Oh ! la bonne surprise ! et dans Madrid quel bruit!

Quand est-il revenu? ce matin ? cette nuit ?

Quel tumulte partout en voyant cette bombe.

Ce grand nom oublié qui tout à coup retombe !

Don César de Bazan I oui, messieurs, s'il vous plait.

Personne n'y pensait, personne n'en parlait.

Il n'était donc pas mort ? il vit, messieurs, mesdames !

Les hommes diront : Diable ! — Oui-da ! diront les femmes.

Doux bruit (jui vous reçoit rentrant dans vos foyers.

Mêlé de Taboiement de trois cents créanciers !

Quel beau rôle à jouer ! Hélas 1 l'argent me manque.

(Bruit à la porte.)

On vient ! — Sans doute on va comme un vil saltimbanque M'expulser. — C'est égal, ne fais rien à demi. César!

(11 ft'envelopxie de son manteau jusqu'aux yeux. La porte du fond s'ouvre. Entre un laquais en lÎTrée portant sor son dos une grosse sacudie.)

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