‹ Théâtre du Petit-ChâteauChapitre 133 sur 210 · ACTE V, SCENE IIL · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE IIL

DON 8ALLU5TK.

C'est un assassinat !

Crois-tu ?

DON SALLUSTE , désarmé , et jetant on regard plein de rage aatonr de lui.

Sur ces murailles Rien ! pas d'arme 1

(A Ray Blas.)

Une épée au moins !

Marquis, tu railles!

Maître, est-ce que je suis un gentilhomme, moi? Un duel ! fi donc ! je suis un de tes gens, à toi. Valetaille de rouge et de galons vêtue.

Un maraud qu'on chÀtie et qu'on fouette, — et qui tue. Oui, je vais te tuer, monseigneur, vois-tu bien? Comme un infâme ! comme un lâche 1 comme un chien 1

LA. REINE

Grâce pour lui !

RUY BLAS, à la reine, saisissant le marqois.

Madame, ici chacun se venge :

Le démon ne peut plus être sauvé par l'ange.

LA REINE , à genoux.

Grâce!

DON 8ALLUSTE, appelant*

Au meurtre ! au secours I

RUY BLAS, levant Tépée.

As-tu bientôt finiï

DON SALL178TB, se jetant sor lui en criant.

Je meurs assassiné I Démon !

RU Y BLAS, le ponnant dans le cabinet.

Tu meurs puni!

(Us disparaissent dans le cabinet, dont la porte se referme sur eux. "LÀ. REINE , restée sente , tombant demi-morte

snr le fantenil.

Ciel!

(Un moment de silence. Rentre Ruy Blas, p&le, sans épée.)

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