‹ Théâtre du Petit-ChâteauChapitre 27 sur 210 · ACTE III, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE II

PHOEBUS, riant.

Mon cher, rajustez votre cape.

Rentrez à l'hôpital des fous :

U me paraît qu'on s'en échappe.

Que Jupiter, saint Esculape, Et le diable soient avec vous!

CLAUDE FROLLO

Ce sont des femmes infidèles; Crois-en les publiques rumeurs.

Tout est ténèbres autour d'elles.

Phœbus, n'y va pas, ou tu meurs !

(L'insistance de Claode FroUo paraît troubler Phœbus, qui considère

Sun interlocuteur avec anxiété.)

PHOEBUS

Il m'étonne,

Il me donne Malgré moi quelques soupçons.

Cette ville,

Peu tranquille, . ^

Est pleine de trahisons. ^ ^

CLAUDE FROLLO

Je l'étonné, \ w

Je lui donne Malgré lui quelques soupçons.

L*imbécile,

Dans la ville.

Ne voit pins que trahisons.

CLAUDE FROLLO

Cro?ex-moi, monseigneur, évitez la sirène Dont le piège vous attend.

•Plus d'une bohémienne

A poignardé dans sa haine Un cœur d^amour palpitant.

(Phœbus, qu^il veut entratner, se ravise et le repousse.)

PHOEBUS

Mais suis-je fou moi-même?

Maure, juive et bohème,

Qu'importe quand on aime?

L'amoar doit tout couvrir.

Laisse-nous, il m'appelle.

Ah ! si la mort, c'est elle,

Quand la mort est si belle, [ ^^

Il est doux de mourir I l 3

CLAUDE, le retenant. / g

Arrête î Une bùhême! 1 w

Ta folie est extrême !

Oses-tu donc toi-même

A ta perte courir?

Crains la femme infidèle

Qui dans Tombre t'appelle.

Mais quoi ! tu cours près d'elle ?

Va, si tu veux mourir!

(Phœbus sort vivement, malgré Claude FroIIo. Claude Frollo reste un moment sombre et comme indécis; pois il suit Phœbas.)

Page 1