ACTE I, SCÈNE IL iS
QUASIMOOO.
Maître, prenez mon sang — sans me dire pourquoi.
(Sur un signe de Claude FroUo, il se retire vers le fond du théâtre et lai;>se son mattre seul sur le devant de la scène.)
CLAUDE FROLLO
O ciel ! aToir donné ma pensée aux abîmes, Avoir de la magie essayé tous les crimes, Être tombé plus bas que l'enfer ne descend, Prêtre, à minuit, dans l'ombre épier une femme. Et songer, dans Tétat où se trouve mon àme, Que Dieu me regarde à présent !
Eh bien, oni ! qu'importe !
Le destin m'emporte, Sa main est trop forte, Je cède à sa loi !
Mon sort recommence !
Le prêtre en démence N'a plus d'espérance Et n'a plus d'effroi !
Démon qui m'enivres, Qu'évoquent mes livres.
Si tu me la livres, Je me livre à loi !
Recois sous ton aile Le prêtre infidèle !
L'enfer avec elle, C'est mon ciel, ù moi !
Viens donc, ô jeune femme I C'est moi qui te réclame 1 Viens, prends-moi sans retour \
^^ LA ESMERALDA
Puisqu'un Dieu, puisqu'on maître Dont ie regard pénètre Notre cœur nuit et jour Ëidge en son caprice Que le prêtre choisisse Du ciel ou de l'amour I
Eh bien, oui! etc.
QUASIMODO, revenant.
Maître, l'instant s'approche.
Oui, l'heure est solennelle; Mon sort se décide, tais-toi.