ACTE I, SCÈNE V. HO
Un plus hetm : -asàn rose «vec ^smlMms dW, Matalobos me Ta volé.
UN HUISSJŒR DE COUR , aa fond du tliéitre.
La reine approche'!
Prenez ^os rangs, me«3ienrs.
(Les grands ridieaux de 'la gulerie vitrée s*oavreiit. Les seigneurs s*échel»imeiit,prés delà pocte, des gardes font la Imie. Ruy Blas, ha^ letant, hors de lui, vient sur le devant du théâtre comme pour s*y réfugier. Don Salluste l'y suit.)
DON SALLUSTB, bas, k Ray Blas.
Est-ce que, sans reproche, Quand votre sort grandit, votre esprit s'amoindrit? Réveillez-vous, Ruy Blas. Je vais quitter Madrid. Ma petite maison, prés du pont, où vous êtes, — Je n'en veux rien garder, hormis les clefs secrètes, — Ruy Blas, je vous la donne, et les muets aus3i. Vous recevrez bientôt d'autres ordres. Ainsi ^
Faites ma volonté, je fais votre fortune.
Montez, ne craignez rien, car l'heure est opportune. La cour est un pays où l'on va sans voir clair. Marchez les yeux bandés ; j'y vois pour vous, mon cher I
(De nouveaux gardes paraissent au fond du théâtre.) l'huissier» à haute Toix.
La reine !
RUY BLAS, à part.
La reine ! ah !
(La reine, vêtue magnifiquement, paraît, entourée de dames et de pages, sous un dais de velours écarlate porté par quatre gentilshommes de chambre, tête nue. Ruy Bla.^, effaré, la regarde comme absorbé par cette resplendissante vision. Tous les grands d*£spagne se couvrent, le marquis del Basto, le comte d'Albe, le marquis de Santa- Cruz, don Salluste. Don Salluste va rapidement an fauteuil 6t y prend le chapeau, qu'il apporte à Ruy Blas.)
DON SALLUSTB, k Ray Blas, en loi mettant le chapeau
sar la tête.
Quel vertige vous gagne ?
Couvrez-vous donc, César, vous êtes grand d'Espagne !
RU Y BLAS , éperdu y bas à don Salluste.
El que m'ordonnez-vous, seigneur, présentement ?
nON SALLUSTE, lui montrant la reine, qui traverse lentement
la galerie.
De plaire à cette femme et d'être son amant.