ACTE III
PERRIN
Mais les autres!... ce Yognet et ce Blosseville ! Des soldats , des soldats, pardieu ! qui sauraient mourir au besoin. — Mais ils ne comprendront jamais, ceux-là, la sainte folie héroïque de la mort. Pour mourir, il faut qu'ils consultent leur compas, qu'ils calculent, qu'ils supputent si les murs autour d'eux ont tant de pierres et puis si ces pierres font telle ou telle courbe géométrique... et la balance de leurs chiffres est ce qui fait leur devoir ! Eh bien, Marceau, nous qui ne sommes pas de cette trempe-là, si nous mourions pour mourir? Songes-tu à ce grand exemple que laisserait notre mémoire ? au tressaillement qui courrait dans la nation, quand on dirait: Ils sont tous morts jusqu'au dernier !... Songes-tu à l'ennemi terrifié, à la France électrisée? Une mort inutile?... Non! elle vaudrait mieux qu'une armée à la patrie !