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ACTE IV. 2Go

LA CIIANOINESSE.

Taisez-vous, ma fille... Mon nomj vous voulez mon nom, citoyens? Vous devriez 1 entendre chapeau bas et tête nue : je m'appelle Marie-Hélène- Bathilde de Yaljuzon, comtesse, clianoinesse du chapitre royal de Lyon... Je m'appelle comme cela, entendez-vous? J'ai conspiré, j'ai armé les chevaliers du poignard, j'ai eu des correspondances avec les émigrés, je porte sur ma poitrine le portrait des martyrs que vous avez assassinés... J'ai toujours haï votre Révolution, j'ai toujours prié mon Dieu de la maudire. Je vous ai combattus au 10 août, je vous ai combattus à Verdun, je vous ai combattus à Lyon. Puisque je vous dis que je m'appelle Valjuzon... et que c'est moi qui suis la sœur du comte de Valjuzon... Ah! vous le connaissez celuilà! qui commandait à Lyon... qui a tenu jusqu'au bout contre votre armée de brigands , et dont la mémoire fait encore peur à votre République !... Ah! il y avait bien longtemps que j'étouffais de ne pas vous crier tout cela... Et maintenant que vous savez qui je suis, faites de moi ce que vous voudrez, tuez-moi, je suis prête.

SGÉNE XIV

LES MÊMES, PERRIN, entrant.

(Il entend la dernière phrase, traverse la scène en passant derrière la chanoinesse et va s'appuyer contre la porte de la cache de Blanche.)

(Cris.) A Lyon! à Lyon! la scélérate! conduisonsla au citoyen Boussanel !

LE COMTE

Un instant, citoyens ! ne faisons pas de mauvaise besogne. Il est très imi3ortantde fouiller la chambre de cette ci-devant. Elle doit avoir des papiers, des correspondances qui peuvent mettre la justice nationale sur la trace d'autres criminels de lèse-nation. Montez là-haut, et retournez tout, (a l'aubergiste.) Conduis-les, toi... Le général et moi, nous restons à la garder...

(Tous se précipitent par Fescalier de bois du fond de la pièce... Le comte, au bas de l'escalier, reste un moment à les regarder monter.)

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