ACTE IV
LA CUANOINESSE.
Vivant!
LE COMTE
Les deux chevaux du général sont là dans la cour... venez-vous?
LA CHANOINESSE
Ah! il y a encore un Valjuzon!... Eh bien, c'est assez pour le nom... moi, merci, je suis lasse de disputer ma vie; elle ne vaut pas la peine que je la défende plus longtemps... Merci, qu'on m'abandonne.
LE COMTE
Allons ! on ne va plus pouvoir la faire partir à présent !
PERRIN , appuyant sa main contre la porte de la cache.
Madame, et cette enfant qui est là?
LA CiïANOlNESSE , se dressant, marchant vers la porte et élevant la voix.
Blanche, ma nièce, vous ne voulez pas être sauvée, n'est-ce pas, par ceux qui ont combattu votre Roi?... vous ne donnerez pas la première l'exemple d'une lâcheté inconnue aux filles et aux femmes des Valjuzon, en vous mettant sous la garde honteuse de la pitié de vos ennemis?... Si vous faisiez cela, si vous cédiez à cette faiblesse, si vous désertiez cette fin dont Dieu vous fait la grâce... oh! il me semble qu'à mon dernier moment, à ce moment suprême où le bourreau s'approche et où les pardons du ciel descendent déjà dans l'âme, je ne
vous pardonnerais pas I (A cette dernière phrase, Perrin laisse ouvrir la porte et se range pour laisser passer Blanche, qui se jette dans les bras de sa tante.)
BLANCHE
Ma tante!
LE COMTE
Ma sœur, sa mère lui eût-elle dit cela?
LA CUANOINESSE.
a niere .... (LiUte vlolento et sans paroles au bout de laquelle, repoussant Blanche, elle dit à Perrin.) Eli bicU, SaUYCZ-la
donc, Monsieur!
BLANCHE , se débattant.
Ma tante ! ma tante !
LE COMTE
Au nom de votre père cjue je représente ici et dont j'ai les droits sur la terre. Blanche, rentrez
la. (Il la repousse vers la cachette. Perrin ferme la porte sur elle et s'appuie contre, les bras croisés.)
(Bruit, cris dans Tescalier.) Elle a tOUt détruit ! tout
brûlé !