LE MASQUE
A ton service, mon cher!
LE MONSIEUR
Ah ! ma foi, pour ce que vaut la vie !... On y tient.-., on y tient parce qu'elle vous trompe : c'est comme une vieille maîtresse... Mais en voilà une vallée de larmes qu'on devrait bien trouver moyen de drainer ! Enfin, zut ! comme disent les philosophes, et c'est encore ce qu'ils ont dit de mieux. (Des dominos passent.) Ah çà ! VOUS laisscz passer des dames sans y goûter, vous autres ? On ne vérifie donc pas les dominos ? De pauvres femmes qui viennent ici pour n'être pas respectées... Ah ! tenez, vous n'avez pas de cœur !... Non, c'est posi-
tif, la politesse s'en va... Mais vous ne savez donc pas ce dont les almanachs nous menacent? Il paraît que Tannée prochaine sera remarquable par la vertu des femmes, la maladie des raisins et la longévité des oncles ! Ce sera gai, comme vous voyez. Jouissons de notre reste, saperlotte ! jouissons de notre reste ! Aglaé ! Aglaé ! dire que je t'ai connue : tu étais un ange... dans les apothéoses du Petit- Lazari!... Ciel! la nourrice de mon petit!... Malheureuse ! tu vas faire tourner ton lait! (Rire et cris des itiasques.) Hciu ? qu'cst-cc quc tu dis là-bas, toi ? Je suis enroué? Laisse donc, si tu parlais depuis le temps que je parle, il faudrait te ressemeler le gosier...
DEUXIÈME MASQUE
As-tu fini, "paillasse en deuil?
LE MONSIEUR
Monsieur est du Jockey ?
DEUXIÈME MASQUE
Va donc te coucher, chapelier de la rue Yivienne !
LE MONSIEUR
Dis donc, peintre de tableaux de sage-femme !
DEUXIÈME MASQUE
Jeune premier de Montmartre!
LE MONSIEUR
Tourneur de mâts de Cocagne en chambre!
DEUXIÈME MASQUE
Bibliothécaire de la garde nationale !