ACTE I
des idées ! Je voudrais concevoir un poème épique, et déshériter ma tante! Je ne sais pas ce que je ferais... Toutes les femmes qui passent, vois -tu ? ça m"a l'air de ma dernière maîtresse que je verrais pour la dernière fois... Tous les cabinets du Café anglais me défilent dans la tète, avec la couleur de leur papier...
l'ami.
Voyons, mon cher...
LK MONSIEUR
Ne me dis rien !... ou je vais danser ! et je marche sur les mains, à la pastourelle I Ce soir, mon ami, ce soir ! je séduirais la femme de chambre de ma femme ! Oui, des choses insensées... Tiens ! veux-tu parier que j'entre dans la première loge venue, que j'y place une déclaration, et que j'y
reste ? (Il va vers laloge du fond et fait signeà une ouvreuse delui ouvrir la loge d'où est sorti M. Maréchal.) Voulcz-VOUS Ill'oU-
vrir?
L AMI, Tarrètant.
Tu vas te faire une affaire.
LE MONSIEUR, le repoussant.
Une, deux, trois affaires, toutes les affaires du n:ionde ! Sois tranquille : un homme qui va se marier est sûr de n'être pas tué, il est sacré par le
malheur ! fll entre dans la loge. Madame Maréchal, qu'il essaye d'arrêter, se précipite hors de la loge.) Ma chèrC... VOyOUS,
ma chère... C'est comme ça? Bonsoir ! je vais faire un somme.
(Il rentre dans la loge et referme la porte.)