P^UL
Tu es une brave fille... Tiens !
(Il lui met de l'argent dans la main.) THÉRÈSE.
Oh ! tant que ça !... Gardez donc... On n'a jamais trop d'argent, un jeune homme...
PAUL
Va donc ! va donc ! Tu t'achèteras quelque chose... Qu'est-ce que tu t'achèteras, voyons ?
THÉRÈSE
Eh bien! Monsieur, j'achèterai une chaîne de montre, pour porter, quand j'aurai ça sur le dos...
(Elle déplie un domino.) Hciu? la belle SOie!... PAUL, avançant la main.
Mais c'est... c'est un domino !
9't HENRIETTE MARECHAL.
ÏUÉRÈSl-:.
Oui, que m'a donné Madame... pour m'en faire une robe... (Eiie lui apporte le doiiiiiio.y La jolie dentelle, n'est-ce pas ? C'est du Chantilly, voyez-vous ? Par exemple, ce n'est pas pour moi, la dentelle... (kiio
lui enlève des mains le domino.) Ou devrait s'amUSer, u'cst-
pas, avec un si beau domino que ça? (Eiie le jette sur
ses épaules, et le retire presque aussitôt) Eh biCU, COmmC
c'est drôle ! depuis que Madame Ta mis. il y a de cela quinze jours...
PAUL
A la mi-carême?
THÉRÈSE, repliant son domino.
Oui, juste... eh bien ! elle a toujours l'air d'être dans ses réflexions...
PAUL, se levant.
Ah!
TPIÉRÈSE, revenant au moment de sortir.
Allons, je vous remercie bien, monsieur Paul... mais vous savez, vous ne m'auriez rien donné, ça aurait été tout de môme.
(Elle sort ;i li-auche.)