SCÈNE IIP TABLEAU DE LA RUE DE LA HARPE
VERMASSE, L'APPRENTI, puis MANON et BOSG sur le balcon. CITOYENNES. CITOYENS de tout âge et de toute condition. BOURGEOIS, ARTISANS. MARCHANDS, BADAUDS. PASSANTS, NOUVELLISTES. BOUTIQUIERS, etc. Endi manchement universel. Costumes et types de Paris de 1791.) Successivement, des MARCHANDS AMBULANTS, des GA- MINS DES RUES, des CRIEURS DE DENRÉES, DÉBITANT DE COCO, un autre de GATEAUX DE NAN-TERRE, une BOUQUETIÈRE, un RÉMOULEUR.
(Au dernier mot de la chanson de Vermasse, un coup de canon lointain s'est fait entendre. A ce signal, les habitants du carrefour surgissent, qui, de leurs boutiques, qui, à leurs fenêtres et les autres sur le pas des portes. La rue s'anime progressivement. Les promeneurs débouchent des ruelles traversières et passent. On accourt. On appelle, on crie. Tumulte grandissant. Pêle-mêle de voix. Rumeurs confuses de la foule en fête.;
L'APPRENTI, dans l'échoppe.
Le canon !... ia fête commence !
{Vermasse lui tire les oreilles.) UN BOUTIQUIER dans la rue
Le temps de clore mes volets !
IN PASSANT de droite.
En roule î jouons des mollets !
UN AUTRE de gauche.
Sur le quai la foule est immense !
Cette scène m peu être coupée sans inconvénient pour les représentations de province et les tournées. E. B.
COMMÈRES à une jcuue fille.
Le tricolore te va bien !
Hein ! N'est-ce pas qu'elle est gentille
Avec son bonnet phrygien ?
L'APPRENTI
Le char doit quitter la Bastille.