‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 46 sur 108 · LE GRAIN DE CAFE · texte numérisé non relu

LE GRAIN DE CAFE

Le 12 vendémiaire de Van IV, soit le .£ octobre 1795. Un coin de jardin au Palais-Egalité, ex-Palais-Royal. Frondaison automnale, éclairée par les réverbères pendus dans les allées du jardin et aussi par les reflets des galeries du Palais, qu'on aperçoit en perspective à travers les arbres. L'acte se développe à l'heure dite « entre chien et loup » jusqu'à la nuit franche et le lever des étoiles. Au fond, une espèce de cirque en bois sur fronton duquel on lit Bal des Victimes. Sorties à droite, à gauche, au fond, autant qu'il est possible d'en aménager. Au premier plan, ni trop au centre ni trop à gauche, aux trois quarts environ, un banc de pierre assez large, encadré de verdure dorée, que surplombe un vase décoratif sur son socle. Aux alentours et à droite, les troncs des arbres, entre lesquels des chaises s'empilent.

Au lever du rideau, divers personnages, vêtus selon le goût du temps [1795), les uns assis sur des chaises, les autres adossés aux arbres, lisant des journaux

divers. On entend au fond le bruit de la musique (violons et musette) et des danses très animées du Bal des Victimes. Ln allumeur de réverbères achève de hisser la lanterne entre deux arbres. Deux personnages viennent successivement s'asseoir sur le banc, lisant leur journal, et se mettent à lire côte à côte.

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