SCÈNE IV Les Mêmes, NOEMA
NOEMA
Bonjour, Messieurs !
ORLIZ
Bonjour, petite. Est-elle fraîche!
Begardez-moi ces yeux de bambin dans sa crèche, Ce teint d'ambre, par l'or de nos soleils jauni, Et ces seins blancs pareils à deux pigeons au nid!...
NOEMA
Monsieur Orliz, c'est mal!
ORLIZ
Bon, je ris. Point de brouille.
Vends-tu beaucoup de fleurs?
NOEMA
Non, la forêt se rouille.
Je n'y vais plus. Je chante à présent des chansons Sur des airs que je fais, ainsi cpae les garçons. En Sicile, l'on aime encore la poésie.
ARIAS
Et tu rimes ?
NOEMA, gaiement.
Je rime.
ARIAS
Est-ce avec courtoisie,
ENGUERRANDE 271
Ou témérairement, comme il sied aujourd'hui?
NOEMA
Honnêtement, avec la consonne d'appui...
Voulez-vous voir ?
TOUS
Voyons.
NOEMA
Triste ou gaie ?
DANIEL
A ta guise.
Selon ce que ton cœur aime, pleure ou déguise.
NOEMA, chantant.