‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 105 sur 135 · SCÈNE IV Les Mêmes, NOEMA · texte numérisé non relu

SCÈNE IV Les Mêmes, NOEMA

NOEMA

Bonjour, Messieurs !

ORLIZ

Bonjour, petite. Est-elle fraîche!

Begardez-moi ces yeux de bambin dans sa crèche, Ce teint d'ambre, par l'or de nos soleils jauni, Et ces seins blancs pareils à deux pigeons au nid!...

NOEMA

Monsieur Orliz, c'est mal!

ORLIZ

Bon, je ris. Point de brouille.

Vends-tu beaucoup de fleurs?

NOEMA

Non, la forêt se rouille.

Je n'y vais plus. Je chante à présent des chansons Sur des airs que je fais, ainsi cpae les garçons. En Sicile, l'on aime encore la poésie.

ARIAS

Et tu rimes ?

NOEMA, gaiement.

Je rime.

ARIAS

Est-ce avec courtoisie,

ENGUERRANDE 271

Ou témérairement, comme il sied aujourd'hui?

NOEMA

Honnêtement, avec la consonne d'appui...

Voulez-vous voir ?

TOUS

Voyons.

NOEMA

Triste ou gaie ?

DANIEL

A ta guise.

Selon ce que ton cœur aime, pleure ou déguise.

NOEMA, chantant.

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