‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 47 sur 135 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes. GILBERTE

XAVIER Qu'as-tu ?

FLORE

Oh ! je pressentais si bien quelque chose ! Ma pauvre enfant, que tu es pâle !

XAVIER

Parle, je t'en supplie. (Il l'assied.) Que t'arrive-t-il?

GILBERTE

Je ne sais pas. Je dormais. (Avec un geste comme pour arracher un voile.) îfiais je dors encore! C'est affreux. Sortezmoi de cette ombre. Réveillez-moi. Mais réveillez-moi donc.

FLORE, ù Xavier.

Il y a des sels dans ma corbeille, (ils lui passent un flacon

sous les narines.)

GILBERTE

C'est cela. Encore. Je suis morte.

FLORE

L'étrange somnolence !

XAVIER

Que t'arrive-t-il? sœurette... c'est moi... ton frère... Xavier... Parle !...

FLORE a sonné, un domestique entre.

Le docteur, tout de suite. [Exit le domestique.;)

GILBERTE, à Xavier.

Je ne puis rien te dire. Je dormais. Je croyais Maxime à mes côtés. Je l'ai vu, tout à coup, debout, devant le lit, décomposé, livide, pareil à un fantôme. Il tenait le revolver sur mon front... Pourquoi?... Pourquoi?... Pourquoi me tuer?... Puis il n'était plus là. J'ai entendu crier Catherine.... Des cris de folle... Il la jetait à la rue!... Je me suis levée... Le chien hurlait... J'ai compté six coups de feu... Oui six... Alors... me voilà ! Réveillez-moi, par pitié ! Ah ! (EHe s-'endort.)

XAVIER

Elle est narcotisée.

FLORE

Emporte-la sur mon lit.

(Xavier emporte sa sœur, aidé de Flore. Maxime paraît à la porle au fond.)

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