‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 64 sur 135 · I.IViil RNET · texte numérisé non relu

I.IViil RNET

La pauvre fille ! C'est une femme de chambre du quartier, chassée par ses maîtres, et qu'on a trouvée dans la rue, la nuit, à demi nue et à moitié folle. Elle n'a voulu donner son nom à personne.

FLORE

Ah ! pourquoi "!

LIVOLKNLT

Elle se meurt de honte.

FLORE

Qu'est-ce qu'elle a fait ?

LIVOURNET

Je n'en sais rien. Mais parlez-moi donc de Maxime. Qu'est-ce qui lui a pris ?

FLORE

Un simple vertigo... un accès de jalousie furieuse... de l'othellisme.

Ah ! Ça n'a pas le sens commun. Gilberte ne vit qu'en lui et pour lui.

H nl;l.

Raison de plus. Vous êtes comme cela, vous autres. Plus on vous en donne et plus vous en voulez.

LIVOURNET, pensif.

C'est bizarre.

FLORE

Allons, ma revanche, (ils jouent.)

LIVOURNET

Et où est-il en ce moment '!

FLORE

Qui '.' le guignon ? toujours chez moi.

LIVOURNET

Non, Maxime '?

FLORE Où voulez-vous qu'il soit? Chez lui, je pense.

LIVOURNET

Avec sa femme '?

FLORE

Non, Gilberte est ici, dans sa chambre de jeune fille.

LIVOURNET, jetant les cartes.

Ici?... Pourquoi ?

FLORE

Mais... pour se remettre de l'étranglement d'abord. Quand ils commencent h étrangler, ils en prennent l'habitude... C'est un parvenu, ce garçon-là !

LIVOURNET

Décidément, on me cache quelque chose. (Apercevant Xavier qui entre.) Ah! voici Xavier.

Page 1