‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 94 sur 135 · NUE. M A · texte numérisé non relu

NUE. M A

Non !

GAÉTAN

L'homme que tu dépeins m'a donc volé mon nom ? Continue.

NOEMA

Il faudrait qu'elle vous comprit, celle Qui demoiselle aitière ou simple demoiselle, Piquera votre cœur sanglant dans ses cheveux ! Votre rêve est trop vaste : il est pour nos neveux. Ne vous mariez pas.

246 THÉÂTRE D'EMILE BERGEUAT

GAETAN

Pour savoir tant de choses Sur ma personne, as- tu l'art des métamorphoses, Petite fée, ou bien endors-tu mes valets ?

Je suis l'enfant qui vend des fleurs sous le palais.

GAETAN

Je ne t'avais jamais regardée, ou je meure !

NOEMA

Jamais.

GAETAN

Ainsi c'est toi qui mets dans ma demeure L'air embaumé, salubre et libre des forêts ? Et tu m'as refusé mon...

(Il montre le manteau.)

NOEMA

Je préférerais La grâce de mon père.

GAETAN

Achète-la toi-même.

NOEMA

Par quoi?

GAETAN

Par un baiser.

NOEMA

Monseigneur, quand on aime On les donne ; sinon les baisers sont des prêts. La liberté d'abord et le baiser après.

(Elle se sauve.)

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