‹ Théâtre (volume 4)Chapitre 117 sur 123 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

MICHELINE

Mais s'il le faut, je suis prête encore...

BLOMET

Non, non, ne prenez pas la peine d'y revenir. Tout est bien ainsi. Quel est l'homme qui n'endurerait pour vous l'épreuve trop facile des quinze jours, à moins d'être sourd et aveugle. Je n'y ai aucun mérite, ne dussiezvous pas m'en dédommager. C'est votre mari qui a trop de chance, il n'y a entre lui et moi que cette différence.

MICHELINE

Capitaine, il y en a une autre, c'est que. s'il m'aime, je l'aime aussi.

Je l'ai bien vu, n'en doutez pas.

MICHELINE

Et que vous avez trop de cœur et d'esprit pour détruire un paradis comme le nôtre. Vous êtes le meilleur des hommes et le plus brave des soldats français.

BLOMET

J'y ai bien pensé !.. J'allais me résigner peut-être... Mais il y a l'enrhumé du belvédère !

MICHELINE

Clodomir, vous voulez dire Clodomir ?

BLOMET

Précisément, et il a tout vu, Clodomir, et tout en-

tendu... Il a assistée mon Waterloo !... Nous étions entre militaires. C'est un pékin, Clodomir, il le dirait.

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