SCÈNE VII MADAME ARMIÈRES, VALENTINE
Valentine entre et lentement, sans parler à sa mère, elle prend son chapeau.
Madame Armières, qui la regarde, après un silence. — Et
lui aussi, tu vas retrouver ton père?
Valentlne. — Crois-lu que monsieur Armières et Marguerite ne préféreront pas me voir hors de chez eux?
(Elle s'approche de sa mère, elle lui prend les mains avec émotion.)
Ah! maman, j'ai pour loi toute la piété, toute la ferveur
d'un amour sincère.... Mais il faut nous séparer. Il le faut.
Madame Armières. — Tu ne sais pas que dans un mois....
Elle s'arrête.
Vai.emine. — Dans un mois?
Madame ArmiÈRCS, après avoir hésite, se maîtrisant par crgueil. — Rien! Va -t'en! (Valentine se jette dans les bras de sa mère.
Elles s'èlreignent en silence longuement El Valentine part. Alors
madame Armières jette un regard autour d'elle, se sent seule, abandonnée. Elle ouvre l'album, y prend la photographie de Jean. Elle va eniuite à la cheminée et prend les photographies de ses tilles. Puis t^lle tombe assise, et serrant les trois portraits d'une étreinte mater 1 nelle, elle dit en san;L;lolanl : Mes petits!