ACTE CINQUIEME
membres du Parlement auraient été l'objet de notre part!
Entre Je baron.
Le Baron. — Bonjour, W Cousin! Ah! Lelierre, bonjour ! Vous voilà arrivé I
Lelierre. — D'hier soir, parle Sud-Express.
Le Baro.\, au domestique. — Monsieur le baron d'Urth n'est pas venu?
Le Domestique. — Non, monsieur le baron. (Il sort.)
ChADVELOT, surpris. — M. d'Urtli?
De Thau. — Il m'a fait demander un entretien. Mon cher Lelierre, je suis très occupé.... Voyez-moi ce soir vers dix heures....
Lelierre. — A vos ordres. Mais puisque vous attendez le baron d'Urth, vous serez bien aise, avant sa visite, de prendre connaissance des documents que voici.
De TiiAu. — Au fait, il y a quinze jours, en pleine tourmente, je vous ai envoyé télégraphiquement des instructions.
Lelierre. — Elles ont été exécutées. Ainsi que vous le supposiez lorsque Négou-Abdou détruisait nos travaux, il travaillait pour le compte de M. d'Urth, duquel il recevait des subsides.
Le Baron. — Le plan du baron était simple : effrayer nos porteurs de titres, jeter l'affaire bas....
Lelierre. — Une affaire admii'able.
Le Baron. — Et la reprendre à bon compte.
Lelierre, remettant une liasse de papiers à de Tiiau. —
Voici les dépêches que M. d'Urth envoyait à monsieur Nigucl, son représentant là-bas.
Chauvelot. — Comment ces pièces sont-elles en votre possession ?
Lelierre ne répond pas.
Le Baron. — Vous pouvez parler devant ces messieurs.
Lelierre. — Je supposais que M. Niguel avait chez lui des papiers intéressants. Jai profité d'un moment oîi M. Niguel était à la Cour, près du Sultan, et j'ai fait fiche le feu à sa baraque. Sous prétexte d'éteindre l'incendie, des agents que j'avais appostés se sont précipités dans la maison, ils ont raflé tous les papiers.
M^ Cousiis-. — Mais diantre....
Le Baron. — C'est de bonne guerre. D'Urth nous a-til ménagés? Un jour là-bas, dans la salle du Trône, j'ai reçu un coup de couteau du grand maître de la police, sa créature. 'A Lelierre.) Merci, mon cher Lelierre.... Et à ce soir dix heures.
Lelierre sort.