‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 75 sur 170 · ENSEMBLE · texte numérisé non relu

ENSEMBLE

Madame Folrnier. — Parfait 1 chère madame, votre déjeuner, parfait. Les truites surtout étaient excellentes.

Madame RoGEn. — C'est moi-même qui les ai préparées.

Madame Fournier. — Vraiment? Il faudra m'indiquer la recette.

Madame Roger. — Rien volontiers.

Madamk Fournier. — 'tîoi, jG ne sais pas faire cuire un o?uf. Figurez-vous que l'autre jour, Françoise étant malade, j'ai voulu mettre un beefbteack sur le gril, un simple beefsteack.... Eh bien, je l'ai laissé brûler... oui, chère madame.... Brûler... littéralement .. c'est comme je vous le dh.

FoURMER. il parle avec Roger en même temps que madame Roger parle avec madame Foumier. — Il a du bouquet!

Roger. — Oui. Je vais en commander une pièce. Nous ])Uvions de la bière, pour faire des économie?, vous comprenez? Mais dame I Je préfère le vin. Rien ne vaut un verre de bourgogne après le rôti.

FouRNiER. — Ah! ah! On est un peu porté sur sa bouche !

Roger. — Eh ! Je ne dédaigne pas un fin repas.

Fonn.MER. — Parbleu ! Je vous approuve....

Marie, qui dansait avec René. — Assez ! En voilà assez! Je n'en puis plus î

René lâche Marie et prend Jeanne qu'il fait tourner. La petite se met à crier.

La petite Jeanne. — Ah! ah!... laisse-moi, René, laisse-moi.... Maman! Grand-père!

Alpiio.nsine, cessant de jouer et se retournant. — Ne tourmente pas cette enfant, hein?

La petite Jean.ne, courant se jeter dans les bras de sa mère.

— Maman!

Madame Roger sort.

Alphosi-ne. — Viens, ma minette, viens Que te

fait-il ce méchant garçon? (René s'est mis à quatre pattes, il aboie et fait mine de mordre les mollets de Jeanne, qui se remet à crier-

— Impatientée, Alphonsine le repousse du pied.) Allons, VOVOnS I Roger, se retournant. — René, sois convenable.

René, debout. — Bien, monsieur mon père.

Mari?, à madame Fournicr. — Madame Fournier, je ne

Page 1