Tome i
Laurent. — Pourquoi n'y vas-tu pas loi-mème?
Irma. — Ta mère refuse deme laisser sortir.
Ladrent. — Vingt fois je t'ai proposé de louer une chambre en ville et de le mettre dans (es. meubles. Tu serais ta maîtresse.
Irma. — J'aime mieux rester ici. savoir ce qui se passe. Il faut bien que je m'occupe de nos intérêts, puisque tu les négliges. Et je tiens à te surveiller. Faible comme tu l'es, une autre femme te mettrait le grappin dessus. Mais ne t'avise pas de me faire des traits; il l'en cuirait. Je ne quitterai cette maison qu'après notre mariage.
Laurent. — Ma mère s'apercevra tôt ou tard do iquelque chose. J'ai horreur des complications.
Irma. — Il n'y en aura pas. Quant à ta mère, qu'elif ne s'avise pas de me turlupiner; je lui répondrais vertement.
Laure.xt. — Je t'ai dit déjà qu'il me déplaît de t'ontendre parler ainsi.
Irma. — Ohl comme si tout le monde ici, sauf ton père, ne savait pas ce qui se passe avec le banquier.
Laurent. — Enfin, tu n'as rien à dire sur maman : elle est ma mère et ta maîtresse.
Irma, vexée. — Tu vas aller voir le petit cet aprèsmidi.
Laurent. — Je n'en ai pas le temps.
Irma, sèchement. — Tu vas y aller aujourd'hui même. Il y a une semaine que je n'ai pas de nouvelles. S"il était malade?
Laurent. — La nourrice nous eût avertis.
Irma. — Ca t'ennuie donc bien de voir ton fils? Tu