SCÈNE M
Les Mêmes, REYNARD, MATHILDE
On entend une discussion dans la coulisse.
Reynard, dans la coulisse. — Je te dis que je ferai ce que je voudrai.
Mathildb. — Non, tu ne le feras pas, non, tu ne le feras pas. (Elle entre par la gauche, suivie de Reynard.) Ce
serait absurde.
Rey.naRD. — Absurde? (Il aperçoit Bousquet.) Ah! VOUS
voilà Bousquet?
BoDSQUET, — Je venais vous chercher.
Reynard. — Pour aller à l'usine? Je n'ai pas le temps.
Bousquet. — Il y a quelqu'un là-bas?
Retnard. — Qui?
UousQUKT. — M. Uoberti, le directeur de V Intégrité. C'est pour des annonces.
Reynard. — Roberti? Qu'il me fiche la paix avec so;; journal I Vous lui direz que vous ne m'avez pas trouve. Bousquet. — S'il demnnde à quelle heure vous êtes visible?
Rbynard. — S'il insiste, dites-lui que je n'ai pas d'annonces à donner. Et, je vous autorise à le flanquer à la porte.
Bousquet, se retirant. — Bonjour, mesdames.
Il sort.
Mathilde, à Reyiiaid. — Ce n'est pas juste, non, ce ' n'est pas juste.
Mad.vme Revnard. — Ou'avez-vous tous les deux? Mathilde. — Ne fais pas l'ignorante, tu le sais bien. Madame Reynard. — Moi?
Reynard, à Mme Reynard. — Madame se rebiffe parce que je veux t' avantager.
M-\DAME Reynard, à Mathilde. — Tiens! De quoi te mêles-tu?
Mathilde. — Mais ce que l'on te donne en trop, on me le prend sur ma part.
Madame Reynard. — On ne te prend rien. Notre for tune, je l'ai gagnée comme ton père. Mathilde. — Gagnée! Oh! gagnée.
Reynard. — Certainement. Pendant que tu étais au couvent où lu nous coûtais les yeux de la tête, ta mère travaillait.
Mathilde, narquoise. — Pas à la correspondance? Elle
ne ferait pas une lettre sans fautes d'orthographe.
M.VDAME Reynard. — Je n'ai pas eu des parents, qui s(