‹ ThéâtreChapitre 41 sur 174 · ACTE DEUXIEME. 'o · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME. 'o

Roux, le regardant. — L't VOUS... VOUS nO saVGZ ricil...

sur votre mère?

Laurem, détournant la tèic. — Non... je ne sais rien.

Roux. — Et vous n'avez rien entendu dire sur elle ?

Laurent. — Rien.

Roux. — Vous êtes plus heureux que moi. Souvent, j'avais surpris des histoires qui couraient sur son compte. Je n'y croyais pas, naturellement. On disait... qu'elle fréquentait telle personne qu'elle n'aurait pas dû fréquenter, qu'on la voit toujours dans la même maison... bref, un tas de potins désagréables, auxquels je n'avais pas prêté attention. Eh bien, j'avais tort.

Laurem. — Comment?

Roux. — Mon cher Laurent, je suis demeuré comme stupéfait en apprenant... ce que je vais vous dire. Ah! nous avons bien des épreuves à traverser. Nous allons nous trouver dans une situation douloureuse et dont je ne sais encore comme nous sortirons. Peut-être trouverez-vous une issue. C'est ce qui m'encourage à vous révéler la vérité. (Laurent reste silencieux.) Voilà. Votre mère ne se conduit pas comme elle le devrait.

Laurent. — Pour le testament?

Roux. — Oh! non... non.... Il ne s'agit pas de cela. Si ce n'était pas plus grave ! Mais c'est beaucoup plus grave. Eh bien, il paraît que Mme Reynard, coup de tète, faiblesse, caprice... enfin... elle serait... la... elle connaîtrait M. Ternant.

Laurent. — Allons donc ! Je n'en crois rien.

Roux. — Que vous le croyiez ou non, c'est ainsi» vOus pensez bien que je ne vous ferais pas une telle confidence si je n'étais absolument sûr de mon fait.

Laurent. — Comment savez-vous?...

Roux. — Matlîilde a trouvé une lettre.

Laurent. — Où?

Roux. — Chez votre mère. El une lettre qui ne laisse pas place au doute.

Laurent. — Mon père ne sait rien?

Roux. — Non, rien encore, heureusement. Mais il ne restera pas toujours dans cette ignorance. Que se passera-t-il alors?

Laurent. — Eh... il est violent....

Roux. — Ohl mais je suis là. Je l'empêcherai de faire quelque bêtise.

Laurent. — Je ne le supporterais pas d'ailleurs. Ma mère peut avoir des torts, mais c'est ma mère. Et puis... papa ne saura jamais rien.

Roux. — C'est aussi ce que me disait Mathilde tout à l'heure. Et je lui répondais que nous nous trouvions, nous, dans une situation fausse. Que doit-on penser de nous dans le monde?

Laurent. — On ignore si nous savons la vérité.

Roux. — Allons donc! Elle crève les yeux. Aveugle qui ne la voit pas. Mme Reynard prend si peu de précautions que sûrement on se demande si nous ne sommes pas ses complices. Mais oui. Disons les choses comme elles sont. Et que répondrons-nous à Reynard, s'il nous reproche un jour de ne l'avoir pas prévenu? Hein? Ah! vous voilà comme ma femme! Vous n'aviez pas réfléchi à cela.

Laurent. — Non... en effet.

Roux, après un temps, debout. — Voyons, que proposezvous?

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