ACTE TROISIEME
Laurent, hc'siiani. — Vous... avoz causô... avec elle... hier....
Hoiix. — Non. (Mouvement <\e Laurcni.) Ail! si... quelques minutes.... (Pause.] Le cas échéant, ne vous chargeriez-vous pas de voir Reynard vous-même, et de...?
Laurent. — Ah! non.... Vous m'avez demandé mon avis, je vous l'ai donné. IS'exigez pas autre chose de moi.
Roux. — Oui... et même à la réflexion, j'ai trouvé votre avis par trop sévère. Votre mère est coupable, sans doute, mais il est de notre devoir d'atténuer le châtiment qu'elle mérite. Et puis, faire divorcer vos parents serait un remède peut-èti'e pire que le mal. Evitons le scandale. Il nous ferait le plus grand tort. On lave son linge sale en famille.
Laurent. — Alors... votre plan?
Roux. — Il est soumis aux événements. En tout cas, vous êtes bien décidé, vous, à ne rien dire à votre père ?
Laurent. — Oh ! très décidé.
Roux. — Au fait, vous avez raison. Laissez-moi manœuvrer seul.
Mme Reynard est entrée par le fond.
Madame Reynard. — Ouf! .J'ai fini mes visites, (Laurent
ctRoux, interloqués, se séparent.) Qu'est-ce que VOUS avez? Rorx. — Nous?
Madame Reynard. — On dirait que vous complotiez? Roux. — Quelle plaisanterie !
Madame Reynard. — Mathilde n'est pas rentrée? Roux. — Je ne l'ai pas vue.
Madame Piev.nard. — Elle devait venir me prendre cliez
ma couturière. Elle m'a fait croquer le marmot une
demi-heure, et n'est pas venue. (A Laurent qui remonte.)
Où vas-tu ?
Lairent, embarrassé- — Je... vais... chercher la Gazette....
Madame Reynard. — Mon père doit l'avoir.
Laurent. — Non... il l'a égarée, je crois....
H sort.