ACTE QUATRIÈME
Mathilde. — Il n'y a rien de si pénible que d'être brouillés, entre parents.
Laurent. — Nous allons reprendre notre vie paisible.
RoLx. — Nos bonnes habitudes passées. Toutes ces discussion m'avaient bouleversé.
Mathilde, à Mme Keynard. — Et toi qui voulais nous (paitter! Maintenant que nous te tenons, nous te garderons bien.
Madame ïk\NARD. — Mais je ne demande qu'à rester. (Pause.) Il sera utile de voir Miguel au plus tôt.
Rey.nard. — Je le verrai dès son retour. Il est absent pour quarante-huit heures.
Madame Reyxard. — Ah! tu sais qu'il demande deux mille francs pour les démarches qu'il a faites, et pour celles qui lui restent à faire auprès du procureur.
Roux. — Deux mille francs!
Reynard. — Il ne les aura pas.
Madame Rey.nard. — 11 faut les lui donner.
Laurent. — Deux mille francs pour avoir déposé une plainte contre nous?
M-ADAME Reynard. — Pour la retirer.
Revnard. — Tu les lui donneras, s'il te plaît, sur les cent cinquante mille francs que je te remettrai.
Madame Rey.nard. — Non pas. Tu les verseras toi-même. Mathilde. — Non, ça n'est pas raisonnable. Reynard. — Je ne lui donnerai rien.
Laurent. — C'est absurde.
Madame Reynard. — Je ne donnerai pas un sou. RoiTc. — Encore deux mille francs!
Reyîïard. — Il n'y a rien de fait!
Julienne entre par le fond.
118 LARGENT.
Reynabd. — Quoi? Qu'y a-t-il?
JuLiEiNNE. — Le déjeuner est servi, monsieur.
Roux. — Bon. (Julienne sort.) Voyons, ne nous emballons pas, nous sommes d'accord sur les points principaux. Reste la question des deux mille francs. Nous tâcherons de nous entendre. Allons nous mettre à table... Nous reprendrons la discussion après le déjeuner.